Lors d'un sommet marquant à Évian, les dirigeants du G7 ont exprimé leur satisfaction quant au positionnement de Donald Trump sur l'Iran et l'Ukraine. Emmanuel Macron, hôte de cette rencontre exceptionnelle, a souligné que cela a permis d'afficher une rare "unité" transatlantique après des mois de tensions et de divergences.
Le président français a déclaré : "Ce G7 est indéniablement un succès." Les discussions, qui se sont tenues dans la paisible ville thermale des Alpes, ont permis de remobiliser les participants autour de questions cruciales, notamment l'augmentation de la pression sur Moscou concernant le conflit ukrainien. Selon Macron, il n'y a "pas de volonté sérieuse de la Russie" de négocier un règlement pacifique.
Donald Trump a, pour sa part, semblé avoir modifié son approche, affichant une écoute plus attentive envers le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ce dernier a d'ailleurs réclamé des systèmes de défense antiaérienne et des missiles de longue portée, une demande qui a été prise en compte par les États-Unis et leurs alliés.
Dans ce cadre, le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé que des entreprises américaines seraient en mesure d'accorder des licences à des fabricants européens pour produire ces armements en Ukraine. Meloni, la Première ministre italienne, a salué l'ambiance constructive entre les dirigeants, notant l'absence de divergences significatives.
La déclaration conjointe des membres du G7, incluant un Trump moins réticent, a affirmé leur soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Cette formulation délicate souligne leur "soutien indéfectible à l’Ukraine" dans sa lutte pour la souveraineté.
Emmanuel Macron a également exprimé sa confiance envers son homologue américain, réussissant à convaincre Trump de rester à Évian durant les trois jours des discussions, avant un dîner au château de Versailles.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran, qui a vu le jour peu avant le sommet, a également été salué par les dirigeants présents. Ce protocole d'accord pourrait mettre fin à des hostilités et relancer le trafic maritime vital dans le détroit d'Ormuz, selon des sources diplomatiques. Cependant, Trump a maintenu une certaine ambiguïté, menaçant de recourir à la force si nécessaire.
Finalement, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a souligné que cet accord avait le potentiel de "changer la donne" et a appelé à des attentes plus réalistes quant au conflit en Ukraine. Les débats ont par ailleurs abordé des questions numériques essentielles, avec des membres du G7 désireux de renforcer la sécurité, tout en prenant garde aux réticences de Trump sur ces enjeux internationaux.







