Lors du sommet du G7, Donald Trump a marqué les esprits en montrant un soutien étonnant à l'Ukraine, engageant les États-Unis dans une dynamique internationale prometteuse face à la menace russe. Ce revirement aura-t-il des conséquences durables ?
Traditionnellement désintéressé lors des sommets, le président américain a pourtant semblé engagé à Évian, où il a été choyé par Emmanuel Macron et les autres dirigeants. Cette ambiance favorable a contribué à un dialogue constructif, dirigé vers le soutien de l'Ukraine, suscitant un certain enthousiasme parmi les partenaires européens.
L'enthousiasme de Trump se manifestait également face au récent accord conclu avec l'Iran, qu'il a qualifié d'« organisation fantastique ». Une source diplomatique européenne a commenté : "C'est un bouleversement significatif dans l'attitude des États-Unis envers l'Ukraine".
Dans une analyse de la situation actuelle, cette même source a rajouté que « pour Trump, le vrai perdant aujourd'hui est Poutine, tandis que le vainqueur est Zelensky », soulignant les développements récents sur le terrain.
Signe de son engagement vis-à-vis de l'Ukraine, Trump s'est engagé dans une discussion prolongée et non programmée avec Zelensky, qui lui a présenté des images d'une cathédrale orthodoxe de Kiev récemment touchée par des frappes russes. Cette rencontre, marquée par une forte charge émotionnelle, témoigne de la sensibilité de Trump pour les questions humaines, notamment la défense des chrétiens à l'échelle mondiale.
Le sommet a également mis en lumière un potentiel accord pour que des entreprises américaines obtiennent des licences pour la production de missiles à longue portée en Ukraine, bien que Trump ait éludé de s'engager fermement sur cette question.
Curieusement, le président américain, habituellement avare de signatures lors de ces rencontres diplomatiques, a cette fois souscrit à une déclaration commune des nations présentes sur l'Ukraine. Ce changement d’attitude remet en question sa légendaire volatilité. Emmanuel Macron, qui lui a exprimé sa « confiance », a affirmé : "Il a toujours fait ce qu'il promettait".
Les nations participantes, y compris l'Allemagne, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni, ont convenu d'accroître la pression sur l'économie de guerre russe. Trump a même mentionné, de manière vague, la possibilité de rétablir des sanctions sur le pétrole russe.
Le communiqué du G7 a aussi mis en avant l'importance de l'accord avec l'Iran, dont le mérite a été attribué à Trump, un fait souligné trois fois dans le texte à la demande de Washington.
Ses partenaires ont appris à flatter ses goûts, et le chancelier allemand a même offert un maillot de l'équipe nationale en l'honneur de son statut de 47e président des États-Unis. Le président égyptien a quant à lui fait part de sa surprise face à l'engagement de Trump lors des discussions.
Le président français a également su jouer sur l’ego de Trump, l’invitant à Versailles pour le maintenir engagé jusqu'à la fin du sommet. "Mon but, que je sois à domicile ou à l'extérieur, est de marquer des points", a-t-il plaisanté.
Toutefois, un certain scepticisme demeure parmi les soutiens de l'Ukraine concernant la stabilité de ce changement de ton. Alors que le temps continuera de révéler les effets du "moment d'Évian", de nombreuses questions demeurent quant à son effet durable sur la guerre actuelle.







