Le récent accord entre Donald Trump et l'Iran, quoique critiqué pour son apparente précipitation, suscite un intérêt inattendu en France. Ce soir, le président américain sera accueilli dans le cadre prestigieux du palais de Versailles pour un "dîner de travail", comme l'indique l'Elysée.
Des médias hexagonaux s'empressent de désigner Trump comme le grand perdant dans le contexte de ce conflit, débuté le 28 février et suspendu depuis le 14 juin. Cependant, cette défaite est-elle aussi claire qu'elle le semble ? Un jour avant l'accord, l'ancien ambassadeur français Gérard Araud s'esclaffait sur LCI à l'idée que les Iraniens pourraient réellement signer une paix symbolique à la date d'anniversaire du président américain. Curieusement, un tel "cadeau" a pourtant été offert à Trump, avec des confirmations attendues ce vendredi à Genève. Cet accord stipule notamment un cessez-le-feu, le rétablissement de la libre circulation dans le détroit d'Ormuz et l'engagement de l'Iran à renoncer à l'armement nucléaire. Soixante jours sont prévus pour solidifier ces promises.
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Malgré tout, la situation reste fragile. Le Monde a récemment rendu compte des réticences exprimées par les conservateurs du régime iranien face à ce rapprochement avec les États-Unis. Lors de sa poignée de main avec Trump au G7 d’Evian, Emmanuel Macron affichait une certaine désinvolture, gardant sa main gauche dans sa poche, tandis que Trump, sur un air grave, l’ignorait presque du regard. Le dîner prévu à Versailles ce soir apportera-t-il un mieux ? Avec une diplomatie française qui n'hésite pas à prendre ses distances avec les États-Unis, la satisfaction de certains commentateurs face à l'humiliation infligée aux dirigeants américains est palpable. Des membres du gouvernement, tels Valérie Hayer, ont affirmé en mars que "sous Trump, les États-Unis ne sont plus nos alliés". Une hostilité similaire a été remarquée à l'égard d'Israël, où, au salon de la défense Eurosatory à Paris, des entreprises israéliennes ont été camouflées sous des palissades, symbolisant cette opposition à l'État hébreu.
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La jubilation observée en France et au sein de l'Union européenne pour cette situation peut sembler lâche. Se désolidariser des États-Unis et d'Israël est devenu une réponse prévisible, favorisant le régime iranien et les forces islamistes se vantant sur les réseaux sociaux. C'est regrettable que cette dictature chiite persiste, malgré les frappes répétées de cette guerre qui a duré cent jours. L'histoire déterminera si Trump a eu tort d’interrompre l offensive, se distanciant de la radicalité de Benyamin Netanyahou. Toutefois, le peuple iranien, toujours opprimé par son propre gouvernement, devrait juger de l’efficacité de cette intervention. Loin des fantasmes d'une solidarité civique évoqués par certains observateurs, le peuple iranien reste en première ligne, les véritables opposants du régime. Malgré l'ampleur des frappes, le régime a subi des pertes significatives. La lutte d'Israël, se battant pour sa survie contre le Hezbollah et le Hamas, contraste avec une certaine parade de la France, à l’affût de compromis avec l’islam radical et conquérant. Blâmer les dirigeants occidentaux courageux, combattu l’obscurantisme, semble plus facile que de les féliciter d’avoir pris, bien que maladroitement, des mesures nécessaires contre des menaces réelles.







