Le 17 juin, Donald Trump et Massoud Pezeshkian, son homologue iranien, ont officialisé un protocole d'accord par voie électronique pour mettre un terme aux hostilités au Moyen-Orient, qui avaient débuté le 28 février. Ce texte, présentant des implications significatives, inclut la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz et lance une phase de dialogues de 60 jours.
Les deux dirigeants ont chacun signé ce protocole d'accord, où l'Iran s'engage à réduire son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions américaines. Cela a été confirmé par Ismaïl Baghaï, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien.
Après des mois de tension entraînant des milliers de pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, cet accord met fin à un conflit déclenché par les frappes des États-Unis et d'Israël.
« Je viens de le signer », a déclaré Trump à la presse à sa sortie du château de Versailles, en France. Une vidéo diffusée sur X montre cet événement marquant, avec Trump affichant un large sourire aux côtés d'Emmanuel Macron.
Le texte précisant la réouverture d'Ormuz a été salué comme un tournant essentiel. « Instantanément, le détroit est rouvert et le blocus des ports iraniens prend fin, » a déclaré Shehbaz Sharif, Premier ministre pakistanais, qui a également annoncé une cérémonie commémorative prévue en Suisse pour démarrer des discussions techniques.
Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, a affirmer que cet accord représente un échec des États-Unis vis-à-vis de l'Iran, tandis que Naïm Kassem du Hezbollah a loué cette entente comme une « grande victoire » et a appelé à son utilisation pour expulser les forces israéliennes du Liban.
Le protocole s'accompagne d'une suspension immédiate des sanctions américaines concernant le pétrole iranien et d'une promesse d'envisager la levée intégrale des sanctions si un accord final est atteint dans le cadre des négociations à venir.
Les discussions, selon les autorités américaines, vont explorer une méthode pour traiter les stocks d'uranium iraniens sous l'égide de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA), ce qui pourrait être interprété comme un succès diplomatique pour Washington.
Le texte précise également qu'en cas d'accord, les États-Unis faciliteront le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran, là où la Chine a souligné l'importance d'une application stricte de l'accord par toutes les parties!
Ce développement diplomatique représente potentiellement un changement de paradigme dans la région, offrant des perspectives nouvelles sur un conflit qui a longtemps perturbé l'équilibre des relations internationales et la sécurité maritime dans le golfe persique.







