Trump réagit aux controverses après l'accord avec l'Iran

Un accord qui divise : Trump défend sa stratégie face à l'Iran.
Trump réagit aux controverses après l'accord avec l'Iran
©Aamir QURESHI, AFP - Un panneau dans une rue d'Islamabad célèbre l'accord irano-américain, le 17 juin 2026

Donald Trump a récemment balayé les critiques concernant un accord signé avec l'Iran, jugé largement favorable à Téhéran, alors que de nouveaux pourparlers nucléaires sont prévus vendredi en Suisse.

Sur son réseau Truth Social, le milliardaire a déclaré : "Ces personnes, qui pensent que je n'ai pas fait assez contre l'Iran, alors que les marchés boursiers battent des records et que le prix du pétrole chute, sont soit jalouses, soit malhonnêtes, soit simplement stupides."

L'accord a été signé sous les ors de Versailles, mettant fin à un conflit qui dure depuis le 28 février et qui a causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, en plus d’affecter l’économie mondiale.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié l'accord de "document historique" émanant d'un "Iran fort". Pour Mohammad Bagher Ghalibaf, le négociateur en chef iranien, il "acte l'échec des États-Unis".

Dans le cadre de cet accord, Téhéran devrait recevoir la promesse de déblocage de ses avoirs gelés et de suspension des sanctions américaines sur les ventes de pétrole, ce qui est perçu comme une victoire majeure pour le régime iranien.

Cependant, la réaction de la presse américaine a été sévère. Même Fox News, habituellement bienveillante envers Trump, souligne les critiques selon lesquelles cet accord confère d'énormes avantages financiers à l'Iran, sans exiger de démantèlement de son programme nucléaire. Pour le Wall Street Journal, Trump "cède bien plus qu'il n'obtient". Le sénateur Bill Cassidy a même qualifié cette démarche de "pire bourde de politique étrangère" depuis des décennies.

- Négociations attendues -

Des "négociations initiales" sont anticipées dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, conformément aux informations fournies par le ministère suisse des Affaires étrangères.

La réunion devrait rassembler les États-Unis, l'Iran, ainsi que les médiateurs pakistanais et qataris. Le format et la durée de cette dernière sont encore peu clairs.

Le texte ratifié prévoit également la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début des hostilités, ainsi que la levée simultanée du blocus américain sur les ports iraniens.

Cette annonce a déjà engendré un recul supplémentaire des marchés pétroliers. En effet, avant le conflit, environ 20% du pétrole mondial transitaient par cette voie stratégique. Ainsi, le prix du baril de Brent a chuté de 2,06%, se rapprochant de niveaux pré-conflit.

Au Liban, bien que les combats continuent, le leader pro-Téhéran du Hezbollah, Naïm Kassem, a considéré cet accord comme une "grande victoire" pour l'Iran, appelant à l'expulsion d'Israël du territoire libanais et exhortant le gouvernement de Beyrouth à suspendre ses négociations avec l'État hébreu.

Le président libanais Joseph Aoun a tenté de dissocier ce processus des négociations américano-iraniennes, affirmant que celles-ci étaient menées de manière indépendante.

- Vers des discussions cruciales -

Bien que l'accord ait été signé, les discussions cruciales concernant le programme nucléaire iranien, au cœur des tensions entre les deux nations, doivent encore avoir lieu au cours des 60 prochains jours. Ce protocole évoque des mécanismes de traitement des stocks d'uranium enrichi, en recourant notamment à une méthode de dilution sous la supervision de l’AIEA, une avancée considérée comme "majeure" du point de vue américain.

L'AIEA a également exprimé sa volonté de commencer à définir de "mesures concrètes" pour encadrer la mise en œuvre de cet accord.

Par ailleurs, les États-Unis se sont engagés, en cas d’accord définitif, à faciliter, avec leurs partenaires du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars destiné à la reconstruction économique de l'Iran, sans impliquer de participation financière américaine.

Les membres du G7, réunis en France, ont salué cette occasion comme une opportunité inédite d'empêcher l'Iran d'accéder à l'armement nucléaire, tout en précisant que la question des missiles iraniens n'est pas incluse dans les négociations selon Téhéran.

Lire aussi

Samsung Galaxy S25 : une offre incroyable sur Amazon qui fera oublier l'iPhone
Découvrez l'offre exceptionnelle sur le Samsung Galaxy S25 reconditionné chez Amazon. Économisez avec ce smartphone aux performances impressionnantes.
09h18
Boulanger met en avant ce MacBook Air à moins de 300 euros
Boulanger propose un MacBook Air reconditionné à 289 euros, une offre inédite à ne pas manquer.
08h24
Les turbulences du Marché du Soleil : le procès qui pourrait changer Marseille
Le Marché du Soleil de Marseille est au cœur d'un procès pour contrefaçon, impliquant 18 prévenus. L'avenir de cette institution est incertain.
05h21
Le Japon dévoile une classe suprême à bord de ses trains à grande vitesse
La classe suprême des Shinkansen japonais offre des cabines privées et un confort inégalé pour 330 euros.
21 juin
La CGT de Renault s'oppose fermement aux projets militaires du constructeur
La CGT de Renault dénonce les récents projets militaires de l'entreprise, affirmant qu'ils ne servent pas les intérêts des salariés.
18 juin
La Banque d'Angleterre maintient son taux directeur face à l'inflation persistante
La Banque d'Angleterre a décidé de maintenir son taux directeur à 3,75%. Analyse des impacts sur l'économie britannique et les risques d'inflation.
18 juin