Lors d'une réunion virtuelle, des ministres de l'Arabie saoudite, de la Russie, de l'Irak, du Koweït, du Kazakhstan, de l'Algérie et d'Oman, membres clés de l'Opep+, ont convenu d'une augmentation de 188.000 barils par jour. Cette décision, effective dès août, vise à faire face aux défis rencontrés récemment dans le secteur pétrolier.
La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, orchestrée par l'Iran suite à des tensions régionales, avait perturbé les exportations des pays du Golfe, entraînant une réduction significative de leur production.
Selon les chiffres de l'Opep, entre le premier trimestre et mai, la production cumulée de l'Arabie saoudite, de l'Irak et du Koweït a chuté de près de 6 millions de barils par jour. Cette baisse a selon les économistes eut un impact considérable sur les marchés mondiaux.
Un retour attendu des barils
Le protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis signé le 17 juin a permis d'espérer une stabilisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, avec une navigation qui montre de réels signes d'amélioration. Les tarifs du pétrole se rapprochent de ceux d'avant la guerre, avec un volume d'approvisionnement qui dépasse déjà les 10 millions de barils par jour, selon un responsable à l'agence Bloomberg.
Néanmoins, l'analyste Ole Hansen de chez Saxo Bank alerte : "Le pétrole actuellement en transit provient principalement de stocks précédemment accumulés. La reprise des productions se fera lentement." Pour lui, le mois de juillet devrait marquer une amélioration, avec des perspectives plus encourageantes pour août.
La cohésion du groupe en jeu
À long terme, le marché anticipe un surplus de production. Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, explique que si les pays commencent à reconstituer leurs stocks, une pression sur les prix pourrait rapidement se faire ressentir.
Avec le départ des Émirats arabes unis du groupe Opep+ en mai, la question de la hausse des quotas devient délicate, soulignant les tensions internes qui pourraient surgir alors que chaque pays aspire à augmenter sa production. Dans ce contexte incertain, une réévaluation des quotas pour 2027 pourrait offrir un défi majeur au cartel.







