Ce mardi, la Bourse de New York a connu une belle progression, stimulée par des chiffres d'inflation inférieurs aux attentes pour le mois de juin et une première série de résultats d'entreprises plutôt positifs.
À 14H00 GMT, l'indice Nasdaq enregistrait une hausse de 0,42%, l'indice élargi S&P 500 augmentait de 0,25%, tandis que le Dow Jones gagnait 0,23%.
La place boursière américaine a accueilli avec satisfaction les dernières données concernant l'inflation, principalement via l'indice des prix à la consommation (CPI), rendu public peu avant l'ouverture. En juin, l'inflation a ralenti à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai, principalement grâce à la baisse des prix de l'essence.
L'inflation dite sous-jacente, excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a également reculé à 2,6% sur un an, comparé à 2,9% le mois précédent. Samuel Tombs, économiste en chef de Pantheon Macroeconomics, note : "Il serait surprenant que la Réserve fédérale américaine (Fed) resserre sa politique monétaire ce mois-ci compte tenu de ce rapport positif", expliquant ainsi l'optimisme sur Wall Street.
La plupart des acteurs du marché anticipent désormais un maintien des taux lors de la réunion de la Fed prévue à la fin de juillet, d'après l'indice CME FedWatch. Cela contraste avec les doutes qui prévalaient la veille.
Dans le contexte actuel, le taux d'emprunt des États-Unis à dix ans s'établissait à 4,57%, en baisse par rapport à 4,62% à la clôture de la veille. Toutefois, Sam Stovall, analyste chez CFRA, met en garde : "La Fed analysera attentivement les données au fur et à mesure qu'elles sortent", soulignant ainsi la nécessité de rester vigilant face à une nouvelle montée des prix de l'énergie.
Le pétrole a en effet connu une hausse significative ce mardi, en réponse à des frappes américaines récentes en Iran et au rétablissement imminent du blocus naval sur les ports iraniens, comme l'a tweeté Donald Trump.
Concernant les entreprises, IBM a vu son action chuter de 23,62% à 221,67 dollars après avoir annoncé des résultats trimestriels en deçà des attentes, une nouvelle qui a surpris le marché. Arvind Krishna, son PDG, a reconnu dans un communiqué : "Nous avons failli à notre tâche. Nous n'avons pas su nous adapter et de nombreuses transactions n'ont pas pu être finalisées comme prévu, ce qui explique en grande partie notre déficit."
À l'opposé, les performances des banques ont réjoui les investisseurs, toutes ayant dépassé les prévisions. Macrae Sykes de Gabelli Funds résume : "Nous avions prévu de très bons résultats pour le deuxième trimestre, mais ils se sont révélés exceptionnels." Goldman Sachs a ainsi grimpé de 6,78% pour atteindre 1.116,80 dollars, profitant de la volatilité des marchés liée aux conflits au Moyen-Orient et à l'introduction en Bourse historique de SpaceX.
JPMorgan Chase a, pour sa part, augmenté de 1,67% à 340,13 dollars, enregistrant des résultats record dans divers secteurs d'activité, notamment la banque d'investissement. Citigroup a progressé de 1,22% tandis que Bank of America a gagné 1,64%. Seule Wells Fargo a connue une légère baisse de 0,14%.
Finalement, Sam Stovall conclut : "Les attentes étaient très élevées pour ce trimestre en matière de résultats".







