Ce mercredi, une bonne nouvelle pour la Serbie est survenue alors que l'État a annoncé que Washington a accordé une licence temporaire à la compagnie pétrolière NIS, qui est sous contrôle de sociétés russes. La raffinerie de Pancevo est essentielle, car elle fournit environ 80 % du marché énergétique serbe.
« La société NIS a reçu l'aval de l'OFAC américain, lui permettant de reprendre ses activités jusqu'au 23 janvier », a déclaré la ministre de l'Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic, sur Instagram. Ce développement est crucial, surtout après une interruption de la production en décembre due aux sanctions imposées par les États-Unis depuis le 9 octobre dernier.
En effet, l'État serbe a mené des discussions avec les autorités américaines, cherchant des solutions pour protéger sa sécurité énergétique. Des experts tels que le politologue serbe Marko Djuric estiment que cette décision reflète une complexité géopolitique dans laquelle la Serbie navigue entre ses liens historiques avec la Russie et les exigences occidentales.
Pour continuer à opérer, la Serbie doit obligatoirement se débarrasser de la majorité des parts russes dans NIS, dont Gazprom est l'actionnaire principal. Selon des sources, la Russie serait actuellement en pourparlers pour vendre ses parts à des investisseurs étrangers, notamment la Hongrie qui pourrait intervenir pour sécuriser le secteur énergétique serbe.
Ainsi, si ces discussions échouaient, le président serbe Aleksandar Vucic a évoqué la possibilité de créer une nouvelle direction pour l'entreprise. La menace d'une nationalisation pure et simple est également sur la table, bien que cette option ait été discréditée par certains membres du gouvernement.
Cette situation est emblématique des défis auxquels font face des pays comme la Serbie, tentant de jongler avec des intérêts divergents. Les prochaines semaines seront déterminantes pour l'avenir énergétique de la Serbie et sa relation avec les États-Unis et la Russie. Les discussions autour de NIS continuent de susciter l’intérêt des analystes, qui voient cette situation comme un indicateur des possibles bouleversements dans le paysage énergétique européen.







