Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a marqué l'année 2026 en évoquant les négociations avec la Russie, affirmant que 90% d'un potentiel accord de paix étaient finalisés. Cependant, les 10% restants, selon lui, pourraient déterminer l'avenir de l'Ukraine et même de l'Europe. Dans un message vidéo partagé sur son compte Telegram, il a insisté sur l'importance de ces derniers détails en soulignant que les discussions doivent se faire dans un cadre sécurisé et sans concession face à l'agression.
« Nous voulons la fin de ce conflit, mais pas à n'importe quel prix », a-t-il déclaré, faisant référence aux garanties de sécurité indispensables pour éviter de futures offensives. Une des questions cruciales subsiste : l'avenir des territoires actuellement occupés par la Russie, qui s'étendent sur environ 19% de l'Ukraine.
Dans le même temps, le président russe Vladimir Poutine a incité ses compatriotes à croire en la victoire de la Russie. Lors de son allocution du Nouvel An, il a exprimé son soutien aux soldats engagés dans ce qu'il nomme une « opération militaire spéciale » en Ukraine, renforçant l'idée d'une lutte pour la justice et la terre natale.
Sur le front, les actions des troupes russes continuent d'être agressives. Des attaques réciproques, notamment un incident sur lequel Moscou accuse Kiev d’avoir utilisé des drones pour frapper une résidence de Poutine, compliquent la situation diplomatique. Des médias russes ont diffusé des vidéos de l'incident, que l'Ukraine dénonce comme de fausses allégations destinées à justifier un tournant dans les négociations.
« Ces accusations compliquent la perspective de négociations constructives » a analysé un expert en relations internationales, rappelant que les dialogues engagés depuis novembre pourraient se heurter à des obstacles majeurs. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a averti que des conséquences seraient inévitables suite à ces événements, influençant la posture négociatrice de la Russie.
Au milieu de ces tensions, les civils ukrainiens continuent de faire preuve de résilience. Des témoignages d'habitants comme Daria Louchtchyk, qui fait face aux coupures de courant et de chaleur pendant des températures glaciales, illustrent le quotidien difficile des Ukrainiens. « Tout le monde s’est adapté et comprend que s’arrêter n’est pas une option », a-t-elle partagé dans une interview. Pour beaucoup, comme la retraitée Neolina, le souhait le plus ardent pour cette nouvelle année est simple : « Qu’il y ait de la lumière ».
Alors que l’espoir d’une paix durable semble toujours fragile, les prochains mois seront décisifs, tant pour l’Ukraine que pour la sécurité de l’Europe dans son ensemble. Les opinions des experts s’accordent sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une solidarité internationale pour favoriser une résolution pacifique du conflit.







