Le 6 janvier, Delphine Arnaud, analyste pour Edmond de Rothschild AM, a mis en lumière les répercussions du départ de Nicolás Maduro sur la Chine, dans une émission diffusée sur BFM Business. L'événement marque une étape cruciale, notamment dans le cadre des relations diplomatiques déjà tendues entre Pékin et Caracas.
Selon Delphine Arnaud, ce changement pourrait s'apparenter à un coup dur pour les ambitions chinoises dans la région. Après des années de soutien financier et politique à Maduro, la chute de son régime remet en question les investissements chinois au Venezuela. Ces inquiétudes sont partagées par plusieurs experts en relations internationales, qui soulignent l'impact potentiel sur les projets d'infrastructures lancés par Beijing.
La Tribune rapporte également que la politique d'investissement agressive de la Chine en Amérique latine a pour but de sécuriser des ressources naturelles essentielles. La perte de Maduro pourrait affaiblir cette stratégie, alors que le Venezuela regorge de pétrole, un enjeu stratégique pour le modèle économique chinois qui dépend fortement d'importations en énergie.
D'autre part, la situation économique précaire de la France, avec un ralentissement de l'inflation en décembre 2025, pourrait également influencer les relations économiques entre la France et la Chine. Alors que la situation en Amérique latine évolue, les analystes doivent également tenir compte des implications pour l'économie européenne. Guillaume Sommerer, le présentateur de l'émission, souligne l'importance d'une analyse approfondie de ces dynamiques.
À une époque où les alliances géopolitiques sont constamment redéfinies, le départ de Maduro et ses effets pourraient devenir un point déterminant dans le rééquilibrage des puissances en Amérique latine. Reste à voir comment Pékin s'adaptera à cette nouvelle réalité politique, tout en préservant ses intérêts économiques sur le continent.







