Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont témoigné leur soutien aux victimes et aux familles endeuillées suite à l'une des plus graves catastrophes ferroviaires qu'ait connues l'Espagne. Dimanche soir, un accident terrible à Adamuz, en Andalousie, a coûté la vie à au moins 41 personnes, et la cause de cette tragédie demeure floue.
Les médias espagnols expliquent que l'enquête se concentre sur une fissure de plus de 30 centimètres sur la voie où l'accident s'est produit. Selon le quotidien El Mundo, cette anomalie pourrait résulter d'une mauvaise soudure, désormais détériorée par la circulation des trains ou les conditions climatiques. Les experts considèrent cette hypothèse comme potentiellement responsable du déraillement d'un des trains impliqués dans la collision.
Après avoir passé une heure sur les lieux du drame, les souverains se sont rendus à l'hôpital Reina Sofía à Cordoue, où certains blessés sont soignés. Le roi a déclaré à la presse que leur visite visait à « connaître la réalité des faits » et à « transmettre l'affection de tout le pays ».
Au total, 39 personnes sont toujours hospitalisées, dont 13 dans un état critique. La visite royale a coïncidé avec le début d'un deuil national de trois jours. Le nombre de morts a été confirmé à 41, et des recherches supplémentaires sont menées pour retrouver d'éventuels corps coincés dans les débris des trains, réduits à un amas de ferraille.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une transparence totale dans l'enquête et la recherche de la vérité concernant cet événement tragique, survenu plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier près de Saint-Jacques-de-Compostelle.
L'accident s'est produit lorsque les trois dernières voitures d'un train de l'opérateur Iryo, en route pour Madrid, ont déraillé, heurtées de plein fouet par un train de la Renfe circulant dans l'autre sens. À ce moment, les deux trains circulaient à plus de 200 km/h et transportaient ensemble plus de 500 passagers.
L'enquête semble se concentrer non seulement sur la rupture de la voie, mais aussi sur le matériel roulant et d'éventuels problèmes d'infrastructure. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a déclaré que cette collision, survenue dans une portion de voie récemment rénovée et où aucun problème n'avait été signalé 20 minutes auparavant, est « extrêmement étrange ».
Les autorités travaillent pour établir si la rupture de la voie est la cause ou la conséquence du déraillement. Bien que l'hypothèse d'un acte de sabotage ait été écartée par le ministre de l'Intérieur, sa nature soudaine et tragique suscite de nombreuses interrogations dans tout le pays.
D'ici quelques mois, un premier rapport préliminaire sur cet accident pourrait être publié, tandis qu'une version définitive ne sera attendue que dans un délai d'un an, selon les déclarations du Conseil des ingénieurs industriels.







