Le 21 janvier 2026, l'appel de la Coordination rurale du Calvados a résonné dans les rues de Bayeux et au-delà. Alors que les discussions sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur se poursuivent, cette organisation maintient la pression sur les décideurs. Une petite assemblée d’agriculteurs, aux alentours de 11h, s'est rassemblée pour ensuite rejoindre un cortège plus large à Caen.
Voici un moment décisif, alors que les eurodéputés s'apprêtent à se prononcer sur une saisine de la Cour de justice européenne concernant cet accord. La Coordination rurale du Calvados refuse de relâcher la pression. Des agriculteurs se sont réunis à Saint-Martin-des-Entrées, ainsi qu'aux portes de Caen, à des lieux comme Bretteville-l’Orgueilleuse et Cagny, pour faire entendre leur voix.
La quête d’engagements locaux
Nos dirigeants doivent faire preuve de courage,
déclare Jean-Jacques Pesquerel, président de l'organisation locale. Les producteurs français fournissent des denrées de qualité, il est temps de les soutenir.
L’organisation appelle ainsi à l’instauration d’une exception agricole dans ce traité, soulignant l'importance cruciale de la production locale.
A midi, tous les manifestants, avec environ quarante tracteurs, se sont regroupés à Mondeville 2, devant l'hypermarché Carrefour. Yohann Couespel, responsable des opérations, a affirmé : Nous souhaitons maintenir la pression sur les distributeurs et obtenir des engagements à l’échelle locale.
Mondeville 2 puis le centre-ville de Caen
Il est crucial que les consommateurs prennent conscience de l'importance de notre souveraineté alimentaire,
insiste Pesquerel. Souvenons-nous des masques pendant le COVID ; voulons-nous être à nouveau dépendants au point de ne plus avoir accès à des produits français en temps de crise ?
Il souligne que le nombre d'exploitants touchant la PAC dans le département a chuté de deux tiers en dix ans.
Après le rassemblement à Carrefour, le convoi se dirigera vers le centre-ville de Caen, avec une éventuelle halte devant la préfecture avant de se conclure au niveau du Zénith. La Coordination rurale, lassée par les promesses non tenues, souhaite rappeler les engagements du préfet. On nous promettait une réunion avec tous les parties prenantes à la mi-janvier, mais nous attendons toujours une date,
conclut Couespel.







