L'inflation au Royaume-Uni a enregistré une hausse en décembre, atteignant 3,4 % sur un an, contre 3,2 % en novembre selon l'Office national des statistiques (ONS). Ce chiffre surpasse légèrement les prévisions des analystes, mettant le gouvernement travailliste en difficulté.
Cette augmentation de l'inflation soulève des doutes quant à la possibilité d'une baisse des taux d'intérêt par la Banque d'Angleterre lors de sa réunion prévue le 5 février, après une décision déjà prise en décembre.
Les analystes attribuent cette hausse à un bond des prix du tabac, de certains produits alimentaires et à l'augmentation des tarifs aériens par rapport à l'année précédente, comme l'explique Grant Fitzner, économiste en chef de l'ONS. « Cette inflation accrue est également partiellement compensée par le ralentissement des loyers et la baisse des prix dans le secteur des loisirs et de la culture », a-t-il ajouté.
Chômage au plus haut historique
Dans un contexte de croissance économique fragile, le Royaume-Uni fait face à un taux de chômage de 5,1 %, le plus élevé depuis cinq ans. Malgré une croissance de 0,3 % en novembre dépassant les attentes, le gouvernement semble avoir du mal à tenir ses promesses de relancer l'économie. Rachel Reeves, la ministre des Finances, a déclaré : « Il reste encore du travail à faire », affirmant que sa priorité est de réduire le coût de la vie pour les Britanniques.
Les économistes s'accordent à dire que le paysage économique mondial, marqué par des tensions commerciales croissantes, notamment dues à Donald Trump, complique davantage la situation. « Les défis structurels de l'économie britannique nécessitent des mesures audacieuses », a souligné Isabelle Thomas, économiste au cabinet de conseil XYZ. Le gouvernement devra agir rapidement pour restaurer la confiance des consommateurs et investisseurs.







