Les exportations d'armements français devraient se chiffrer à environ 20 milliards d'euros en 2025, selon des prévisions enthousiastes annoncées par la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Cette somme se rapproche des 21,6 milliards d'euros enregistrés en 2024, mettant en lumière une industrie de défense française résiliente et performante.
Lors de la présentation de ses souhaits pour la nouvelle année, Mme Vautrin a précisé qu'environ un tiers de ces commandes provenaient du continent européen. Si ces chiffres se confirment, cela marquerait la troisième meilleure performance annuelle pour le secteur, après les résultats déjà remarquables de 2022 et 2024. En effet, les dépenses militaires à l'échelle mondiale continuent d'augmenter, notamment en Europe, un constat partagé par l'Axe stratégique européen, comme le souligne la publication spécialisée Defense News.
Bien que la ministre n'ait pas détaillé les contrats spécifiques, elle a mentionné plusieurs acquisitions notables : l'Inde a signé un contrat pour l'achat de 26 avions de chasse Rafale, la Grèce a opté pour une quatrième frégate de défense, et la Roumanie s'est dotée de missiles anti-aériens Mistral. Ces commandes témoignent d'une dynamique positive et croissante pour l'industrie de défense française.
« Sans exportations, aucune autonomie stratégique n'est envisageable », a affirmé la ministre Vautrin, insistant sur le fait que la question des exportations est essentielle et centrale au système de défense français. De son côté, la France prévoit des commandes internes évaluées à 38 milliards d'euros, dont 80% sont dédiés à sa base industrielle de défense. Cela inclut des projets ambitieux comme le porte-avions de nouvelle génération (PANG) et les futurs sous-marins lanceurs d'engins (SNLE3G).
La tendance observée s'inscrit dans un contexte mondial où les pays investissent massivement dans leur défense, une réalité que l'expert en géopolitique Jean-Luc Gaffard met en relief : « La montée des tensions géopolitiques incite à investir davantage pour assurer la sécurité nationale. » Cela pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles collaborations entre nations, consolidant ainsi les partenariats stratégiques au niveau international.







