Mardi, une coalition de députés et de sénateurs a annoncé un accord controversé concernant la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). Cette décision, qui pourrait avoir des répercussions sur l'environnement et la circulation en ville, doit encore passer par un vote crucial dans chaque chambre du Parlement. Initialement, ce projet de loi visait à simplifier les démarches administratives, mais il a été largement modifié, incluant une mesure abolissant les ZFE, une initiative fortement soutenue par Les Républicains et le Rassemblement National.
Cette mesure soulève de vifs débats. D'un côté, les partisans de sa suppression, comme le député Pierre Meurin du Rassemblement National, affirment que cela pourrait libérer des contraintes économiques et favoriser la mobilité. Ils soutiennent que l'abrogation des ZFE s'intègre dans un effort plus large de simplification législative.
Toutefois, l’opposition, notamment le groupe de gauche, dénonce ce qu'ils appellent une « déstructuration du droit environnemental ». Gérard Leseul, député socialiste, évoque un texte « devenu fourre-tout », accusant le gouvernement de vouloir contourner des mesures essentielles en matière de protection écologique. Anne Stambach-Terrenoir, députée LFI, va même jusqu'à qualifier cette loi de « trumpiste », soulignant qu'elle menace les avancées en matière de durabilité.
Des experts tels que l’économiste environnemental Jean-Marc Jancovici estiment que la suppression des ZFE pourrait mener à une augmentation des émissions polluantes et freiner les efforts de transition écologique. « Cela donnera un message dangereux aux collectivités locales qui tentent de réduire la pollution », souligne-t-il.
Les prochaines étapes s'annoncent cruciales. Le vote à l'Assemblée nationale est programmé pour le 27 janvier, tandis que le Sénat se prononcera le 29. Les résultats de ces scrutin devraient refléter le rapport de force très serré au sein des différentes factions parlementaires, notamment compte tenu de la division au sein de la majorité. Le ministre des Transports, a exprimé des réserves sur la suppression des ZFE, soulignant les enjeux de santé publique conventionnels associés à la pollution de l'air.
Cette situation laisse les observateurs perplexes, car le résultat final dépendra énormément des votes des parlementaires de la coalition gouvernementale.







