La Caisse interprofessionnelle des professions libérales (CIPAV) n’est pas seulement une caisse de retraite, mais aussi un acteur clé de la prévoyance et du soutien social pour une multitude de professions libérales. Elle gère à la fois le régime de retraite de base et la retraite complémentaire de ses adhérents.
Un historique et une mission au service des libéraux
Fondée en 1978, la CIPAV résulte de la fusion de la Caisse des ingénieurs et de la Caisse des architectes. En tant qu’entité de droit privé, elle n’en demeure pas moins soumise à la réglementation établie par le Code de la Sécurité sociale, sous le regard vigilant de la Mission nationale de contrôle des organismes de sécurité sociale.
Avec près de 800 000 adhérents, la CIPAV est essentiellement dédiée à un large éventail de professions libérales, représentant environ 400 spécialités. Elle gère le régime de retraite des professions libérales qui ne sont ni agricoles, ni artisanales, ni commerciales, mais réglementées par la loi, incluant principalement des métiers tels que le conseil, l’enseignement, le bâti, le bien-être et le sport.
Qui cotise et quels droits en découlent ?
Historiquement, la CIPAV était dédiée à des métiers du bâtiment, mais elle s’est élargie pour inclure des professions variées. Depuis 2019, cependant, les micro-entrepreneurs ne cotisent plus à cette caisse, un changement introduit par la loi de financement de la Sécurité sociale de 2018 qui a également défini un cadre plus précis pour les professions gérées par la CIPAV.
- Les professions libérales concernées : 21 métiers spécifiques et certaines professions artistiques.
- Affiliation automatique dès enregistrement auprès de l'Urssaf.
Pour les professionnels affiliés, la CIPAV assure le calcul et la collecte des cotisations sur une base semestrielle, et gère les droits à la retraite en fonction des revenus de chaque adhérent. Les cotisations versées permettent d’acquérir des droits à la retraite, matérialisés par des trimestres et des points.







