Le gouvernement a exprimé sa satisfaction jeudi, saluant le sens des responsabilités des partenaires sociaux suite à l'accord trouvé sur les ruptures conventionnelles. Cet accord -- approuvé par le Medef, la CPME et l’U2P, ainsi que par les syndicats CFDT et CFTC -- devrait permettre de générer des économies estimées à 500 millions d'euros par an en moyenne, proches d’un milliard d’euros à terme, selon le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a également précisé que "le dialogue social fonctionne quand on lui laisse du temps", soulignant ainsi la bonne volonté des acteurs impliqués dans la négociation.
Cependant, la CGT, qui s’oppose fermement à cet accord, a dénoncé ce qu'elle considère comme des efforts pesant uniquement sur les salariés. Selon eux, cette réforme se traduit par une "double peine" pour ces derniers, en raison de la réduction de la durée indemnitaire en cas de rupture conventionnelle.
Le nouvel accord stipule que les salariés de moins de 55 ans voient leur durée maximale d'indemnisation réduite de 18 à 15 mois, et pour les plus de 55 ans, de 22,5 mois à 20,5 mois, tandis que les 57 ans et plus bénéficieront de 27 mois, mais cela reste constant. Ce projet doit encore être validé par les instances concernées d'ici le 23 mars, avant une éventuelle transposition législative.
Sébastien Lecornu a décrit ces économies comme "solides" et garantissant des "effets réels sur l'emploi". Dans son communiqué, la CGT a exprimé sa préoccupation, affirmant que les concessions viennent uniquement des travailleurs, sans aucune contrepartie pour les employeurs. Denis Gravouil, négociateur de la CGT, a insisté sur le fait qu'ils entameront des discussions avec les parlementaires pour tenter de préserver les droits des travailleurs.
Les organisations patronales, quant à elles, affirment leur engagement envers un pilotage paritaire du régime d'assurance chômage, tout en dénonçant la situation financière dégradée de l'Unédic, qui devrait atteindre près de 61 milliards d'euros d'endettement d'ici 2026. L'accord appelle également à ce que l'État cesse de prélever financièrement sur ce régime, et à ce que le supplément de contribution des entreprises soit affecté à l'Unédic.







