Face à l'instabilité des prix pétroliers exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, la France intensifie ses actions et organise ce mardi un "G7 Energie", après un G7 Finances déjà centré sur cette problématique.
"Nous allons réunir le G7 Energie en parallèle du sommet international sur le nucléaire qui se déroule à Paris, pour aborder la question des prix du pétrole, avec pour objectif une réduction", a déclaré Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Energie, sur France 2.
Cette rencontre, qui rassemblera les ministres de l'Energie des pays du G7, vise à discuter des répercussions de la situation actuelle sur le secteur énergétique mondial, des défis d'approvisionnement en pétrole et en gaz, ainsi que leurs répercussions sur les coûts, comme l'a souligné le ministère français de l'Économie.
L'initiative a été lancée par le président Emmanuel Macron à l'issue d'un G7 Finances où la question des prix pétroliers était déjà brûlante, les cours continuant leur ascension inquiétante.
Après une flambée des prix due à des problèmes d'approvisionnement liés aux pays du Golfe et aux tensions dans le détroit d'Ormuz, le prix du pétrole a connu une baisse spectaculaire à la suite des déclarations de Donald Trump, affirmant que la guerre avec l'Iran était "quasiment" réglée.
"Il est crucial de stabiliser le marché", a affirmé Roland Lescure, ministre délégué à l'industrie et représentant la France lors de ce G7, qui se tient en marge du sommet sur le nucléaire civil à Paris.
La question des prix du pétrole est particulièrement sensible sur le plan politique. La récente montée en flèche des prix s'est immédiatement répercutée sur les tarifs à la pompe, où le gazole a franchi la barre symbolique des 2 euros le litre, un seuil sans précédent depuis l'été 2022, selon une enquête de l'AFP auprès de 9.400 stations-service.
Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le prix de ce carburant essentiel a augmenté de 16% en France métropolitaine.
Sous la pression des oppositions et de certains syndicats appelant à des mesures d'urgence, le gouvernement fait face à des critiques mais refuse, pour l'instant, de mettre en place d'autres aides à l'achat de carburant.
"Nous voulons faire baisser le prix à la pompe, mais il n'y a pas de solution miracle. Stabiliser le marché passe par la réouverture du détroit d'Ormuz pour garantir la libre circulation du pétrole", a insisté Roland Lescure au cours de la réunion de mardi.
Les ministres des Finances du G7 ont exprimé leur disponibilité à mobiliser les réserves stratégiques de pétrole si nécessaire. "L'objectif est de garantir que dans les zones affectées par des tensions d'approvisionnement, le marché puisse se libérer, entraînant une baisse des prix", a ajouté Lescure. Il a souligné que les premiers résultats observés depuis 24 heures sont encourageants et incite à poursuivre dans cette voie.







