Le 10 mars, la Commission européenne a fermement écarté l'idée d'assouplir les sanctions contre le pétrole russe. Le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a souligné la nécessité de garder "une pression maximale" sur la Russie, contrant ainsi les déclarations du président américain concernant un possible assouplissement des sanctions.
Donald Trump avait récemment annoncé qu'il envisagerait de lever certaines restrictions sur le pétrole, suscitant des craintes quant à un affaiblissement des mesures contre Moscou. "Nous devons maintenir une pression maximale sur la Russie", a précisé Dombrovskis, soutenant que les sanctions étaient cruciales pour faire face aux conséquences de l'agression russe en Ukraine et aux tensions géopolitiques croissantes dues à la situation au Moyen-Orient.
Les prix du pétrole ont explosé à plus de 100 dollars, une hausse attribuée non seulement aux conflits récents, mais aussi au blocage du détroit d'Ormuz, essentiel pour le transport de l'énergie. Les États-Unis, l'Union européenne et d'autres pays du G7 ont déjà mis en place des sanctions pour harceler le secteur pétrolier russe depuis le début de la guerre en Ukraine.
Poutine "prêt à travailler avec les Européens"
Trump a d'abord qualifié cette flambée des prix de "petit prix à payer pour la paix mondiale". Cependant, il a subitement changé de ton en se montrant ouvert à lever certaines sanctions sur le pétrole. "Nous allons lever des sanctions pour réduire les prix jusqu'à ce que cela s'arrange", a-t-il déclaré, après des échanges avec Vladimir Poutine.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a également évoqué la possibilité de créer une offre de pétrole en levant les sanctions, mentionnant que des millions de barils étaient déjà en mer, attendant d'être libérés.
Du côté de Moscou, Poutine s'est dit disposé à collaborer avec les pays européens sur les questions d'hydrocarbures, tout en insistant sur le besoin de signaux clairs de leur part pour évoluer dans cette direction.







