La France intensifie ses efforts pour répondre aux fluctuations des cours pétroliers, exacerbées par le conflit au Moyen-Orient, en organisant un G7 Energie à Paris, qui se tiendra mardi, suite à un G7 Finances axé sur les mêmes préoccupations.
« Nous réunirons le G7 Energie durant le sommet international consacré au nucléaire, afin d'aborder la problématique du prix du pétrole avec l'ambition de le faire diminuer », a déclaré Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie, lors d'une interview sur France 2.
Cette réunion stratégique rassemblera les ministres de l'Énergie des pays du G7, leur offrant l'opportunité d'échanger sur les conséquences actuelles de la situation mondiale sur le secteur énergétique, les enjeux d'approvisionnement et l’impact sur les tarifs, selon le ministère français de l'Économie, en charge de la souveraineté énergétique.
Cette initiative a été lancée par le président Emmanuel Macron, alors que l'inflation des prix du pétrole se poursuivait. La situation est d'autant plus délicate après un récent accroissement des prix, alimenté par les difficultés d'approvisionnement en provenance du Golfe, notamment en raison des tensions au détroit d'Ormuz.
Suite à la déclaration de Donald Trump affirmant la quasi-fin de la guerre avec l'Iran, les prix du pétrole ont soudainement chuté, soulevant l'espoir de stabilisation. « Il nous faut stabiliser le marché », a réaffirmé Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie, qui représentera la France au G7 Energie.
La problématique des prix du pétrole est au cœur des débats politiques nationaux, avec une hausse soudaine des tarifs à la pompe. En effet, le prix du gazole a franchi la barre des 2 euros le litre dans les stations-service françaises, une augmentation relative de 16 % depuis le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran.
Sous pression des oppositions et de certains syndicats qui demandent des mesures d'urgence, le gouvernement se montre réticent à mettre en place de nouvelles aides à l'achat de carburant pour le moment.
« Notre souhait est que le prix à la pompe baisse. Toutefois, il n'existe pas de solution miracle. Stabiliser le marché requiert la réouverture du détroit d'Ormuz pour permettre un transit pétrolier libre », a clarifié Roland Lescure.
Lors de la réunion précédente, les ministres des Finances du G7 ont exprimé leur disposition à puiser dans les réserves stratégiques de pétrole si nécessaire. « L'objectif est de garantir un approvisionnement constant dans des zones à risque, ce qui contribuera à abaisser les tarifs », a ajouté M. Lescure, espérant que cette dynamique perdure.







