Lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont clairement rejeté l'idée d'étendre le champ d'action de la mission Aspides, comme l'a affirmé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. "Personne ne veut participer activement à cette guerre", a-t-elle déclaré aux journalistes. Elle a également précisé : "Il n'y a pas, pour l'instant, de volonté d'ajuster le mandat de l'opération Aspides".
Actuellement, cette mission navale, qui comprend trois navires, a été déployée pour protéger le trafic maritime contre les attaques des rebelles houtis, proches de l'Iran. Plusieurs pays, dès leur arrivée à Bruxelles, ont exprimé des réserves quant à l'idée d'étendre cette mission. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a signalé : "Le mandat actuel d'Aspides est adéquat et ne nécessite aucune modification".
D'autres voix, telles que celle de Johann Wadepuhl, ministre allemand, ont plaidé pour une approche plus mesurée, suggérant que la direction des États-Unis et d'Israël devrait d'abord être clarifiée avant d'envisager une architecture de sécurité englobant l'État iranien.
Pressions de Trump
Depuis le début des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran, l'UE prône un retour à la diplomatie. Kaja Kallas a indiqué : "Nous menons des discussions avec plusieurs parties". De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a insisté sur l'importance de la diplomatie : "En ce qui concerne Ormuz, je crois fermement que la voix diplomatique doit prévaloir".
Ce week-end, Donald Trump a intensifié ses demandes pour que les alliés des États-Unis et la Chine envoient des navires guerre dans le détroit d'Ormuz, vital pour le transit mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "Il s'agit d'un point clé pour l'économie mondiale, en particulier pour l'Europe et l'Asie," a-t-il souligné.
Lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Trump a qualifié de "pas parfaite" la réponse du président français, qui avait proposé une mission internationale "strictement défensive" pour rouvrir le détroit, mais seulement après une désescalade des tensions. Les questions de sécurité dans la région restent donc dans une zone d'incertitude, alors que les tensions perdurent.







