Les Émirats arabes unis ont été secoués lundi par une série d'attaques de drones et de missiles, entraînant la mort d'un ressortissant palestinien à Abou Dhabi et altérant les opérations d'un terminal pétrolier à Fujaïrah, ainsi que celles de l'aéroport de Dubaï.
Ces frappes surviennent dans le contexte d'une intensification des hostilités américaines et israéliennes contre l'Iran depuis le 28 février. Un drone a provoqué un incendie dans un immeuble d'Umm Al Quwain, un émirat jusque-là épargné par ces violences, soulignant l'extension du conflit à tout le pays.
Ce bombardement est survenu juste après les déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui accusait les États-Unis d'utiliser des bases émiraties pour frapper l'Iran. Les autorités émiraties ont rapidement démenti ces propos.
Sur la périphérie d'Abou Dhabi, un missile a touché une voiture, causant le décès du conducteur. Ce tragique incident porte à sept le nombre de victimes au sein des Émirats depuis le début des hostilités, en incluant des civils et des militaires.
Sur la côte est, un drone a frappé un terminal pétrolier à Fujaïrah, entraînant la suspension des chargements de brut par la compagnie nationale Adnoc, selon des sources proches de l'AFP. Ce terminal est vital, étant situé sur le Golfe d'Oman, un passage stratégique pour le transport de pétrole.
À Dubaï, une attaque a provoqué l'incendie d'un réservoir de carburant à l'aéroport, entraînant une brève interruption des vols. L'Autorité de l'aviation civile a indiqué qu'une « reprise graduelle de certains vols » était en cours après que les flammes avaient été maîtrisées.
Des témoins affirment avoir vu de la fumée noire s'élever près de l'aéroport vers 10H00 (06H00 GMT). "Ces dernières semaines ont été éprouvantes, avec des explosions récurrentes", témoigne un passager qui a été évacué pendant plusieurs heures. La compagnie aérienne Emirates a annoncé qu'elle mettrait en place un « service limité », envisageant des annulations de vol.
Le ministère émirati de la Défense a rapporté que plus de 1 900 missiles et drones avaient été lancés depuis l'Iran sur les Émirats, touchant directement la vie urbaine de cette métropole financière, déjà frappée par les effets du conflit. L'un des premiers objectifs de ces attaques reste les intérêts militaires et économiques américains dans la région.
En Arabie saoudite, les autorités rapportent avoir intercepté 61 drones dans l'est du pays, tandis qu'au Qatar, deux missiles ont été signalés. Lors d'une conversation téléphonique, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président des Émirats, Mohammed ben Zayed, ont condamné ces actions de l'Iran, les qualifiant de "dangereuse escalade".
Malgré des appels à la diplomatie, comme l'affirme le porte-parole qatari, Majed al-Ansari, l'issue des tensions semble éloignée, avec l'annulation des deux Grands Prix de Formule 1 prévus prochainement dans la région, témoignant d'une anxiété croissante au sujet de la sécurité.







