Stop à la violence ! Les enseignants du collège Pierre de Coubertin à Saint-Jean-de-Braye ont cessé le travail ce lundi, dénonçant l’augmentation des incivilités et des actes violents entre élèves et à l’encontre des adultes. D'après eux, la sécurité de tous est compromise.
Ce lundi 16 mars, une grève a été organisée au sein de l’établissement. Avec plus de 800 élèves, le collège a connu des perturbations majeures : de nombreux cours n'ont pas eu lieu et le service de cantine a été affecté. Enseignants, assistants d'éducation (AED) et accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ont uni leurs voix pour dire NON à la violence. Une banderole proclamait : “Le collège coule, stop au pas de vagues”. La situation, selon les indécis, s'est détériorée au fil des mois, notamment par des actes de violence se produisant tant dans les classes que dans la cour de récréation.
Alexandra Pascual-Vire, professeure de lettres modernes, a exprimé à quel point la grève représente un cri de détresse face à cette situation alarmante. Elle évoque des insultes sexistes et des menaces intimidantes proférées par certains élèves envers le personnel enseignant : “Des élèves nous disent, vas-y tu vas faire quoi sale pute, et même menacent, en disant vas-y je vais t'en foutre une.” Pierre Quillet, enseignant en SVT, abonde dans le même sens, soulignant les répercussions de ces incidents sur le moral des professeurs.
Mobilisation avant l'irréversible
Le climat de tension est palpable. Des enseignants évoquent des burnouts au sein du personnel, provoqués par des conditions de travail de plus en plus difficiles. “On nous dit que la société évolue, que c'est un problème national, mais nous devons aussi avoir les moyens d'agir !”, s’indigne un enseignant en grève. La nécessité d’un réel changement devient cruciale.
Les surveillants, tels que Sophie Gomès, se retrouvent également en première ligne : “On fait face à des groupes d’élèves, et on manque de moyens pour gérer ces situations”. Elle remarque une dégradation progressive de l’ambiance à l'école, alimentée par un sentiment d'impunité parmi certains élèves face aux sanctions légères.
Appel à des sanctions plus sévères
Arrivée l’an dernier au collège, Sophie est témoin d'une détérioration évident de la situation : “Ces élèves savent qu'ils ne risquent pas grand-chose. Les heures de colle n'ont pas d'impact.” Ce manque de solutions concrètes laisse un climat difficile à la fois pour les enseignants et pour les élèves désireux d’apprendre dans de bonnes conditions.
Avec 53 enseignants et 9 AED dans l'établissement, 43 d'entre eux ont participé à la grève. Une délégation a été reçue par la direction dans la matinée. Richard Ramos, député de la circonscription, a promis d'informer le Recteur de la situation. Bien que la grève ne soit pas reconductible, les cours reprendront ce mardi, mais avec un besoin évident de changement pour la sécurité et la qualité de l'enseignement.







