En pleine guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a tenu une conférence de presse inédite, où il a alterné entre réflexions sur la situation géopolitique et détaillages de ses projets de rénovation. Annoncée sur son réseau social Truth Social, cette rencontre a finalement pris la forme d'un échange informel avec quelques journalistes, à l'intérieur du célèbre Kennedy Center, un monument culturel de Washington.
Dès le début, le président américain a plongé dans une tirade improvisée, abordant d'abord les tensions avec l'Iran et la situation dans le détroit d'Ormuz, avant de dévier vers des sujets aussi variés que ses projets de rénovation au Kennedy Center, qui porte désormais son nom.
"Ce que je fais de mieux, c'est construire", a-t-il déclaré, en vantant les mérites des nouvelles installations qu'il espère mettre en place dans cet espace emblématique. Sensible à l'esthétique, Trump a évoqué avec enthousiasme les "beaux rideaux dorés" et des marbres de qualité supérieure qui seront intégrés dans ses différents chantiers.
"Nous avons décidé de repeindre cet endroit en utilisant une couche épaisse de blanc, beaucoup plus puissante qu'auparavant", a-t-il précisé, tout en redessinant le cadre des travaux avec des matériaux de luxe. Il a exprimé un goût prononcé pour l'esthétique, affirmant : "Personne n'a jamais réussi à créer un rendu doré qui semble authentique. C'est un défi!".
En revenant à des sujets plus sérieux, Trump a mentionné la mince majorité des républicains à la Chambre des représentants, et a abordé la santé préoccupante d'un parlementaire, Neal Dunn, à l'insoupçonnable grande audience. "La mort, c'est très mauvais", a-t-il remarquablement souligné, avant de faire noter que sa préoccupation pour la santé de Dunn était liée à un intérêt politique,885 tout en affirmant avoir œuvré pour trouver les meilleurs soins possible pour lui.
Lors de l'ouverture de la séance de questions-réponses, les journalistes se sont tournés vers la guerre au Moyen-Orient. Les réponses de Trump ont maladroitement dérivé, comme lorsqu'il a évoqué des compatriotes libanais, à la surprise générale. Il a témoigné de son étonnement face à l'adaptation des populations, que ce soit enUkraine ou au Liban, à des conditions de vie précaires et instables.
"Ils se sont habitués à être bombardés", a t-il précisé, tout en ajoutant, sans preuve, qu'il avait anticipé l'utilisation du détroit d'Ormuz par l'Iran comme un dispositif offensif. Sa piste d'auto-proclamation, indiquant avoir prédit les attaques terroristes du 11 septembre dans un de ses livres, ainsi que sa perception de la réalité ont déjà été remises en question par plusieurs médias américains.
Ces divers sujets ont conduit à une performance plus que déconcertante, oscillant entre politique étrangère et esthétisme, laissant les observateurs perplexes.







