Le procès d'Ouadia Kaouass, quelque peu épineux, s'achève devant la cour d'assises de l'Isère, où l'avocat général a requis 20 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre sur des agents de police. À 34 ans, l'accusé a été au cœur d'une violente course poursuite qui a bouleversé la ville en 2022.
D'après les faits, le trentenaire avait pris la fuite après avoir refusé d'obtempérer à Saint-Martin-d'Hères. La situation s'est accélérée lorsqu'il a entraîné les forces de l'ordre dans une course poursuite délirante, culminant en plein centre de Grenoble. Ce qui a commencé comme un refus de contrôle s'est transformé en une situation catastrophique lorsque Kaouass a tiré en direction des policiers, frôlant leur véhicule avec une voiture volée. Les conséquences furent tragiques : sa compagne, âgée de 18 ans et assise à côté de lui, a été tuée durant l'affrontement.
Déjà quinze condamnations
L'accusé s'est exprimé lors de l'audience, partageant que se faire contrôler par les policiers était pour lui "la pire chose qu'il puisse m'arriver". Son passif judiciaire est particulièrement chargé : déjà condamné quinze fois, dont une pour avoir tiré sur des agents à Carpentras. Il a cependant soutenu qu'il n'avait pas l'intention de blesser les policiers lors de la course poursuite, affirmant qu'il "aurait pu le faire s'il l'avait voulu", se disant "un très bon tireur".
Au-delà de la peine de 20 ans, l'avocat général a recommandé un suivi socio-judiciaire de dix ans. Les avocats de Ouadia Kaouass doivent désormais plaider leur cause, tandis que la cour examinera les faits avant de rendre son verdict d'ici la fin de journée.







