Pierre-Jean Chalençon, collectionneur d'art aux prises de position souvent controversées, suscite à nouveau l'indignation. Dans une récente vidéo mise en ligne le 7 mai, il exprime des propos jugés particulièrement violents et provocateurs, attirant rapidement l'attention des autorités. C'est avec fermeté que le député LFI de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, a dénoncé ces déclarations sur son compte X, annonçant le 8 mai sa décision de saisir la justice pour "propos racistes et appels aux meurtres".
La vidéo en question revient sur les incidents qui ont eu lieu après le match PSG-Bayern, qui a vu 127 interpellations et plusieurs blessés, confirmés par des sources médiatiques telles que La Dépêche. Les mots de Chalençon sont d'une telle virulence qu'ils soulèvent des interrogations majeures sur la liberté d'expression et les limites du discours public.
Dans celle-ci, Chalençon dépeint les manifestants comme des "islamistes" et des "assistés", des mots qui ont soulevé l'indignation de nombreux observateurs. Il va jusqu'à traiter ses interlocuteurs d'"écœurants", de "cancrelats" et de "racailles", tout en critiquant le gouvernement et particulièrement le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qu'il présente comme "ministre de rien du tout". Arrivant à une conclusion choquante, il déclare : "Les élections dans quelques mois, ça va être un raz-de-marée, on va tous les foutre en taule."
Dans sa prise de position, Thomas Portes n'hésite pas à qualifier ces propos de dangereux, évoquant l'obligation légale pour les agents publics de signaler ce type de langage incitant à la haine. Sur son compte Twitter, il a précisé : "Suite aux propos racistes et aux appels aux meurtres de Pierre-Jean Chalençon, je saisis ce soir la procureure de la République de Paris au titre de l'article 40". Cet article impose en effet aux agents publics de signaler tout fait délictuel, soulignant ainsi la gravité des dénonciations qui entourent cette vidéo.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des personnalités publiques et les conséquences potentielles de leurs discours. Des experts en droit et des observateurs des questions de société s'interrogent sur le rôle des médias et des réseaux sociaux dans la propagation de tels propos. Comme le souligne le sociologue Pierre Bourdieu, "le langage n'est pas innocent" – une réflexion d'autant plus pertinente dans le contexte actuel.







