Un incident violent s'est produit au matin de vendredi à Pantin, où un homme a été touché par plusieurs balles juste devant le bar connu sous le nom de « Why not », un établissement de type chicha. Bien que la victime ait subi des blessures graves, ses jours ne sont pas en danger, selon une source proche de l’enquête.
Les circonstances de cette attaque restent floues. D'après les premières informations, la victime aurait été atteinte d'au moins quatre balles, trois dans l’abdomen et une dans le bas du dos. Notamment, l’incident a eu lieu aux alentours de 7 heures du matin, alors que le bar était fermé et ne recevait aucun client, laissant planer de nombreuses questions quant au mobile de cette fusillade.
Transporté d'urgence à l'hôpital Avicenne à Bobigny par les équipes du Samu, l'état du blessé reste surveillé, mais sa vie n’est pas menacée. Les autorités n'ont, pour l'instant, pas réussi à localiser le tireur, et l'enquête est toujours en cours. Pour l’instant, aucune indication ne permet de confirmer un lien avec un trafic de stupéfiants, un élément souvent évoqué dans les incidents similaires dans cette région.
La BRI mobilisée pour sécuriser la scène
Le Service départemental de police judiciaire du 93 s'est rapidement occupé de l'affaire, requérant l’intervention de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) afin de sécuriser les lieux de la fusillade. Des traces de sang ont été relevées sur place, et une cartouche de calibre 7.65 a été retrouvée, ajoutant une dimension supplémentaire aux investigations.
La Seine-Saint-Denis est un département régulièrement affecté par des fusillades, qu'elles soient directement liées ou non au trafic de drogue. Des statistiques alarmantes indiquent qu'en janvier 2024, 42 % des homicides dans la région étaient attribués à des « narcomicides ». Selon Éric Mathais, procureur de la République, les incidents violents initiés par le trafic de drogues ont triplé cette année-là, et Alice Dubernet, vice-procureure à Bobigny, a souligné que les coups de feu sont devenus quotidiens dans le secteur. "Il ne se passe pas 48 heures sans qu’un coup de feu ne soit tiré dans le département", a-t-elle déploré.







