Un tribunal pour enfants se penchera prochainement sur le sort de deux adolescents impliqués dans des actes de violence lors d'une manifestation lycéenne à Montbéliard, comme l'a confirmé le procureur de la ville, Paul-Édouard Lallois. Les deux jeunes, âgés de 15 ans, ont avoué avoir jeté des pierres sur les forces de l'ordre, agissant à la suite d'appels à la violence diffusés sur les réseaux sociaux.
L'un des adolescents réside à Besançon, tandis que l'autre, déjà connu de la justice, est placé dans un foyer à Montbéliard. Bien qu'ils ne se connaissent pas et ne soient pas scolarisés au lycée Germaine Tillion, ils sont accusés d'avoir participé à un groupe de jeunes fauteurs de troubles qui n'appartient pas à l'établissement en question. Ils seront jugés pour "violences avec armes sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et la décision sera rendue respectivement en juin et en novembre.
Le procureur a souligné la gravité de leur discours, qui évoquait une volonté de s'en prendre aux forces de l'ordre, rappelant les actions des "Black blocs". Les autorités étaient déjà en alerte en raison de la propagation de messages incitant à la violence sur les réseaux sociaux. Le même jour, un journaliste de France 3 a été blessé par un jet de pierre, ce qui a fait l'objet d'une plainte, bien que les agresseurs n’aient pas encore été identifiés.
La manifestation avait pour but de revendiquer une amélioration des conditions au lycée, un mouvement soutenu par des enseignants. Alors que la situation s'est calmée depuis, les répercussions de ces événements continuent de préoccuper les autorités scolaires et locales. Selon le syndicat Snes-FSU, un enseignant aurait été blessé par un projectile, mais cette information est contestée par la police. Le climat reste tendu, les échanges entre les jeunes et les forces de l'ordre étant toujours scrutés.







