Après la découverte tragique d'un corps identifié comme celui de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue depuis le 29 mai dans le Gers, Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, a déclaré sur Franceinfo qu'il s'agit d'un « constat d'échec collectif » du système judiciaire. « Vous ne pouvez faire qu'un constat d'échec quand l'appareil judiciaire n'arrive pas à protéger une enfant », a-t-il affirmé.
Les critiques fusent concernant les possibles défaillances systémiques au sein de l'appareil judiciaire, particulièrement à l'égard du suspect qui avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes, dont une en 2025, sans jamais être entendu par la justice. Cette situation soulève des questions fondamentales sur la capacité des institutions à répondre efficacement aux alertes concernant la sécurité des mineurs.
Des failles inquiétantes
Sacha Straub-Kahn évoque des manquements systémiques non seulement dans l'institution judiciaire, mais aussi au niveau des forces de l'ordre et de l’Éducation nationale. Il a déclaré qu'« au minimum, ça interroge » qu’aucune mesure de garde à vue n'ait été appliquée après la plainte pour viol, ce qui pourrait entraîner des responsabilités individuelles parmi certains magistrats.
« On est à la porte d'un MeToo des enfants », a souligné Straub-Kahn, appelant à une mise à jour urgente des protocoles de sécurité et de protection des mineurs. Il a également insisté sur le fait qu'« il ne protège pas encore assez les enfants », reconnaissant que le système judiciaire doit évoluer pour mieux répondre aux attentes sociétales.
Des mesures attendues
Le gouvernement prévoit une réunion de crise avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice pour discuter des mesures à adopter afin de prévenir de tels drames à l'avenir. « Le constat de l'échec sera fait », promet le porte-parole, avant d’aborder la politique de protection des enfants qui doit être renforcée. Cette réunion pourrait donner lieu à de nouvelles directives visant à améliorer la prise en charge des cas d'agressions sexuelles sur mineurs.
Il est essentiel que les autorités prennent ces questions au sérieux afin de garantir la sécurité des enfants en France. Alors que le pays se retrouve face à une crise de confiance envers ses institutions, l'espoir d'une réforme substantielle doit être au cœur des priorités gouvernementales.







