La situation de la disparition de Lyhanna reste préoccupante et a conduit à une réunion de crise à Matignon. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convié les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, pour un point de situation crucial. Cela intervient alors qu'une autopsie pourrait bientôt confirmer l'identité d'un corps retrouvé dans le Gers, vêtu de vêtements similaires à ceux de la jeune fille disparue depuis le 29 mai à Fleurance.
La famille de Lyhanna a exprimé son "effroi" suite à l'annonce de cette découverte inquiétante. Dans un communiqué rédigé par leur avocat, ils ont déclaré : "Le temps est maintenant au recueillement et au deuil. Nous remercions toutes les personnes ayant participé aux recherches." L’autopsie, prévue dans les heures suivant cette annonce, devrait fournir des réponses cruciales à ce drame.
La classe politique a rapidement exprimé des inquiétudes concernant d'éventuelles failles dans le système judiciaire. Le principal suspect, Jérôme Barella, mis en examen lundi dernier, avait déjà été l'objet de plusieurs signalements liés à des comportements sexuels inappropriés envers des mineures. Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a déclaré sur les réseaux sociaux que l'État avait "lourdement failli" dans cette affaire. Gérald Darmanin, lui, a admis des dysfonctionnements,qualifiant la situation de "révélatrice d'une mauvaise organisation".
À gauche, Marine Tondelier, la responsable des écologistes, a dénoncé un système judiciaire qui laisse des prédateurs en liberté malgré les alertes. "C'est un symbole d'un système incapable de gérer les violences sexistes et sexuelles", a-t-elle affirmé.
Enfin, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a appelé le public à respecter le deuil de la famille de Lyhanna, coupée par cette tragédie. Il a insisté sur la nécessité d'une dignité collective face à ce drame dont le parquet d'Agen fera bientôt connaître les prochains développements.







