Ce vendredi, les dirigeants de l'Union européenne se réunissent sur la splendide côte adriatique pour un sommet dédié aux Balkans occidentaux, sous l'égide du Monténégro, qui vise à renforcer sa candidature à l'adhésion à l'UE d'ici 2028.
Les drapeaux européens et la bannière monténégrine flottent fièrement le long des routes menant à Tivat, petite station balnéaire de 16.000 habitants, où des personnalités comme Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen sont attendues. La ville se prépare à accueillir ces dignitaires avec des mesures de sécurité rigoureuses, visibles autour des hôtels de luxe et du port, célèbre pour ses super-yachts.
Ce sommet mettra l'accent sur la "prospérité et la stabilité partagées entre l'UE et les Balkans", avec un déjeuner où les échanges sur l'élargissement de l'UE prendront le devant de la scène.
Antonio Costa, président du Conseil européen, a récemment indiqué que l'engagement de l'UE vis-à-vis des Balkans occidentaux est sincère et souligne l'urgence d'agir, surtout alors que certains pays, en quête d'adhésion, attendent depuis plus de 15 ans.
Dans le cadre de cette dynamique, la France et l'Allemagne ont proposé un "non-papier" qui prône une intégration progressive selon les mérites des candidats, permettant ainsi à un pays aligné sur la politique étrangère de l'UE de participer à certains conseils européens.
Ce concept d'une intégration "à moitié" est au centre de discussions croissantes, alimentées par des pays comme la Serbie et l'Albanie, qui ont exprimé leur volonté d'accélérer le processus d'adhésion en échange d'une absence de droit de veto pour les nouveaux entrants.
L'invasion de l'Ukraine par la Russie a revigoré l'intérêt de l'UE pour ce corridor géographique vital. Tandis que le Monténégro et l'Albanie semblent en avance dans les réformes nécessaires, des pays comme la Serbie et la Bosnie peinent à rattraper leur retard.
La commissaire européenne à l'Élargissement, Marta Kos, a évoqué la possibilité de finaliser les négociations techniques d'ici la fin de l'année, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle adhésion d'ici 2028 pour le Monténégro, qui a lancé la campagne "28 by 28" pour souligner son ambition.
Jakov Milatovic, président du Monténégro, a qualifié le sommet de Tivat d'"événement international le plus significatif de l'histoire contemporaine du pays".
Tandis que le Monténégro avance, ses voisins, principalement serbes, font face à des défis. Marta Kos a averti que des nations comme la Serbie risquaient de perdre des financements en raison de mésaventures dans leurs réformes.
Précisément, la Serbie, marquée par des opinions eurosceptiques croissantes, fait face à un soutien populaire en faveur de l'adhésion qui ne dépasse pas 50%. Par ailleurs, le Kosovo continue d'évoluer dans un flou juridique, cinq États membres de l'UE n'ayant pas reconnu son indépendance.
Le sommet se tiendra vendredi de 09H00 à 16H00 GMT.







