Alors que de nouveaux feux de végétation se sont déclarés le 9 juillet 2026, Coralie Dénoues, présidente du Conseil départemental, fait état d'une situation préoccupante.
Les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres ont été mobilisés le 9 juillet pour combattre de nouveaux feux de végétation. Un incendie, près de l’A10 à Soudan, a causé des ralentissements allant jusqu'à 2 km dans le sens Paris-Bordeaux. En milieu de journée, un autre feu a été signalé à la limite des communes de Louzy, Sainte-Verge et Saint-Martin-de-Sanzay. Plus tard dans l’après-midi, un incendie toujours actif à Parthenay a repris au niveau de Pompaire. La forêt domaniale de Secondigny a également été touchée, aggravant une situation déjà alarmante.
Interrogée plus tôt dans la journée par France Inter, Coralie Dénoues a révélé que 413 hectares d’espaces naturels avaient été consumés depuis le début de l’année, avec 190 feux recensés, dont 98 % se sont déclarés au cours du dernier mois. Cela représente une augmentation inquiétante comparée à l'année passée, qui avait enregistré 383 hectares détruits pour 168 incidents. Pour mettre cela en perspective, en 2024, seuls 32 hectares avaient brulé pour 79 feux, et en 2022, le chiffre atteignait 727 hectares pour 392 incidents, souligne-t-elle.
La sécurité routière en question
Suite aux inquiétudes des habitants des Deux-Sèvres, le département rappelle son obligation de maintenir la sécurité sur plus de 4 000 km de routes. Le fauchage des accotements est crucial pour garantir la visibilité des usagers, notamment aux intersections. Il est donc impératif que cette activité ne soit pas suspendue au risque d’accroître les dangers pour automobilistes, cyclistes et piétons.
Ces interventions, effectuées avec 19 tracteurs et planifiées sur environ un mois et demi, sont « strictement encadrées ». Les équipes sont actives uniquement de 6 h à 12 h, afin d'éviter les périodes de chaleur excessive. Chaque opération est suivie d'un véhicule accompagnateur avec des agents formés à la détection précoce des incendies. Tous les équipements sont dotés d'extincteurs et d'une réserve d'eau suffisante.
Le Conseil départemental des Deux-Sèvres insiste sur l'importance de ces actions qui contribuent à la prévention des incendies. Avec des accotements particulièrement vulnérables aux départs de feux, un simple mégot ou un pot d’échappement bouillant peuvent enflammer une végétation desséchée. En réduisant cette masse végétale inflammable, le fauchage contribue à minimiser les risques d’incendie et à protéger les cultures ainsi que les habitations.







