Dans la nuit du 1er au 2 janvier, un homme a été victime d'une agression brutale à Biarritz, orchestrée par deux jeunes hommes âgés de 18 et 20 ans. Ce fait divers s'est produit à 2h20 du matin, avenue de la Marne, lorsque le passant a aperçu les deux individus, portant des cagoules arborant une croix, essayant d'ouvrir des voitures stationnées. Une simple remarque de sa part a déclenché un délire de violence, comme l'a décrit la présidente du tribunal.
Les deux agresseurs, originaires d'Angoulême, ont alors infligé une violente raclée à la victime, lui assénant coups de pied et de poing alors qu'il était à terre. Pour couronner le tout, le plus jeune a également sorti une arme de poing, menaçant l'homme en dirigeant le canon dans sa direction. Cet épisode choquant met en lumière une délicate problématique de violence gratuite qui semble s'intensifier dans certaines zones urbaines de France.
Les forces de l'ordre, alertées par la victime, ont rapidement localisé les deux agresseurs dans une rue voisine. Bien que la garde à vue du plus âgé se soit déroulée sans incident, son complice, sans domicile fixe, a proféré des insultes à l'encontre des policiers. "Gros bâtard, sale connard, je b... ta mère..." déclarent les rapports de police. Devant le tribunal, les deux jeunes prévenus ont reconnu ne pas avoir de raisons précises pour leur agression. Selon l'un d'eux, "c'était la fête", une déclaration qui a suscité l'incrédulité des magistrats.
La défense, représentée par Me Johanne Faguier et Me Victoire Adnot, a évoqué le passé chaotique des prévenus, qui avaient déjà connu des démêlés avec la justice. Le procureur de la République, Jean-François Dobeli, a dénoncé cette agression sans raison, demandant pour le jeune de 18 ans un an de prison, dont six mois ferme, et pour le plus âgé, dix mois, accompagnés de la révocation de deux mois d'une précédente condamnation.
Le tribunal a finalement tranché, accordant six mois de prison avec sursis au plus jeune, tandis que son complice devra purger huit mois de prison ferme, aménagés à son domicile sous bracelet électronique. Ce jugement pose la question de la montée de la violence dans des lieux considérés comme touristiques, et invite à une réflexion plus large sur la sécurité publique.
Des experts en criminologie avertissent que de tels incidents pourraient entraîner des conséquences néfastes sur l'image des villes côtières, et soulignent la nécessité d'une approche proactive pour contrer ce genre de violence. Appeler à la responsabilité citoyenne et à une présence policière renforcée semble être une voie à explorer pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, comme l'indique un rapport de Le Monde.







