La guerre des tribunaux entre le rappeur Nekfeu et son ex-compagne, qui l’a déjà confronté à la justice, vient de connaître un dernier rebondissement. Ce mercredi, dans le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien partenaire de l’artiste, une femme de 32 ans, a de nouveau été jugée pour des « non-représentations d’enfants », faisant écho à des événements similaires survenus à l’été 2025.
Cette affaire est la suite des tensions persistantes qui entourent leur séparation, survenue alors que l’ex-compagne attendait leur fils. En mars 2025, elle avait écopé de deux mois de prison avec sursis après avoir refusé de lui remettre leur enfant lors de plusieurs échanges de garde. Les avocats de la prévenue avaient évoqué des raisons plus personnelles et émotionnelles, y compris des allégations de violences physiques et sexuelles subies de la part de l'artiste.
Les nouvelles accusations concernent des incidents survenus entre le printemps et l’été de 2025, période durant laquelle elle a refusé d'obtempérer aux jugements de garde actuels. Le tribunal devra examiner les événements survenus les 27 avril, 4 mai, 18 mai, 15 juin et 29 juin, tous après sa première condamnation.
Le conflit entre le couple, qui a culminé en un divorce prononcé le 28 mars 2024, n’a jamais cessé d'être tumultueux. L’ex-compagne, en désaccord avec la décision de garde, a formé appel et réclame pas moins de 2,39 millions d’euros, en plus de 500.000 euros de dommages et intérêts. Actuellement, elle bénéficie d’un droit de visite un week-end sur deux et une partie des vacances scolaires.
Les allégations de violences et de contrôle coercitif par le rappeur, également connu sous son vrai nom Ken Samaras, ont été plusieurs fois évoquées dans les audiences précédentes. Selon Me Florence Fekom, membre de son équipe juridique, sa cliente ressent des effets dévastateurs d’un état de stress post-traumatique, considéré comme étant une conséquence directe des actions du rappeur.
Cependant, en dépit des appels à la compassion et aux circonstances atténuantes, le tribunal n’avait pas retenu ces arguments pour ses précédentes relaxes partielles. L’ex-compagne a officiellement fait appel de sa dernière condamnation, poursuivant ainsi la lutte en cours.
En parallèle, elle a déposé une série de plaintes pour viol et violence, le parquet ayant toutefois classé trois d'entre elles sans suite entre septembre 2023 et mai 2024. Dernièrement, une nouvelle plainte a été déposée, et le 9 octobre, une information judiciaire a été ouverte, plaçant le rappeur sous les feux des projecteurs, alors qu’il a été interrogé sous le régime de la garde à vue.
Cette affaire met en lumière les défis d’une séparation, une réalité souvent entourée de complexité émotionnelle et juridique. Les experts soulignent que des situations similaires sont de plus en plus fréquentes, ce qui témoigne de la nécessité d'une réflexion approfondie sur la dynamique des violences conjugales et sur l'impact considérable qu’elles peuvent avoir sur les enfants. Dans un contexte aussi délicat, le besoin urgent d'une approche responsable et éthique est plus pertinent que jamais.







