Quatre individus âgés de 19 à 52 ans ont été condamnés le 12 janvier au tribunal de Bergerac pour être impliqués dans un trafic de drogue dans la commune de Sagelat, en Dordogne. Les peines varient d'un an et demi de réclusion criminelle à six mois sous bracelet électronique.
Ce réseau de drogue opérait depuis un hameau silencieux de 319 habitants, véritable foyer pour les trafiquants de la région. Selon les informations de Lerapporteur.fr, la drogue était récupérée dans des villes comme Châteauroux et Bordeaux avant d'être stockée dans leur domicile. Lors du procès, les deux plus jeunes accusés ont refusé de répondre à certaines questions par crainte de représailles, dénotant une hiérarchie au sein de ce réseau criminel.
Les investigations ont révélé que les dealers utilisaient le réseau social Snapchat pour prendre des commandes. Après avoir conditionné les produits, ils procédaient à des livraisons directement chez leurs clients. Certains affichaient un style de vie ostentatoire avec des livraisons effectuées à bord d'une Porsche Panamera au look saisissant, neurologique pendant que le procureur qualifiait le véhicule de « tape-à-l'œil ».
Le procès a également mis en lumière des pratiques douteuses : certains clients faisaient office de livreurs, pour quelques centaines d'euros et des échantillons de drogue. Cela démontre l'ampleur du réseau, qui s'étendait bien au-delà des frontières de cette petite commune.
Les autorités ont confisqué le véhicule de luxe, ainsi que des armes trouvées dans la maison des trafiquants. Les peines prononcées vont de six mois sous bracelet électronique à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis pour la peine la plus sévère. La fermeté des sentences témoigne de la volonté de la justice de lutter contre la toxicomanie en France, comme l'indique un rapport du Monde.
En somme, cette affaire illustre non seulement l'importance de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans des régions rurales, mais elle souligne également les inquiétudes croissantes des autorités face à l'utilisation des réseaux sociaux pour faciliter ce type de commerce illégal.







