Le président américain Donald Trump s'apprête à rencontrer María Corina Machado, figure emblématique de l'opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, ce jeudi à la Maison Blanche. Cette rencontre intervient alors que le Venezuela est en proie à des libérations de détenus politiques, mais aussi à une crise politique grandissante. Selon les informations publiées par Le Parisien, Trump a laissé entendre que Machado pourrait lui remettre son prix, même s'il semble actuellement se concentrer sur des discussions avec Delcy Rodriguez, l'ex-vice-présidente de Nicolás Maduro, qui a été capturée récemment.
Trump a pourtant exprimé son ouverture à dialoguer avec Rodriguez, indiquant que son administration collabore 'très bien' avec Caracas. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a défendu cette stratégie, affirmant qu'elle résulte d'une évaluation réaliste des conditions au Venezuela, ajoutant que leur approche s'est révélée efficace.
De son côté, María Corina Machado a rencontré le Pape cette semaine, renouvelant son appel à une intervention humanitaire américaine afin de faciliter un changement de régime. 'L'appui de l'Église, couplé à une pression accrue de Washington, nous rapproche d'une victoire contre le mal qui ravage notre nation', a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux.
Le gouvernement vénézuélien a annoncé des libérations récentes de détenus politiques, bien que ce processus semble se faire à un rythme alarmant. Les familles des détenus se montrent de plus en plus impatientes, sensibilisées par des ONG qui dénoncent la lenteur des démarches et le nombre encore élevé de prisonniers, estimé à 800 selon des sources de l'ONU.
Le climat politique au Venezuela est tendu, avec Rodriguez cherchant à établir un nouvel équilibre diplomatique, à la fois avec les États-Unis et l'Union européenne, en rupture avec des années de sanctions. Pour avancer, elle a récemment procédé à des nominations stratégiques, espérant apaiser les tensions internes et internationales. Les libérations de prisonniers politiques sont souvent perçues comme un geste symbolique envers l'administration Trump, mais demeurent insuffisantes aux yeux des familles de détenus, qui montent le ton pour réclamer davantage de mesures concrètes.
Des mois de promesses de libération ne semblent avoir abouti qu'à un nombre limité de progrès. C'est dans ce contexte que les proches des détenus continuent leur lutte, installant un campement devant la prison de Rodeo 1 pour exiger justice. Ils espèrent que les pourparlers en cours entre les gouvernements américain et vénézuélien provoqueront des réformes significatives.







