Le régime des mollahs, en place depuis plus de 45 ans, est à nouveau confronté à une colère populaire grandissante. En l'espace de deux semaines, le mouvement de contestation a émergé des bazars, d'abord motivé par la hausse des prix, avant de se transformer en un appel à la fin du régime dirigé par le guide suprême, Ali Khamenei.
Cet article s'inspire des analyses réalisées par France Télévisions et d'autres sources d'information.
La révolte iranienne a pris racine le 28 décembre dans le marché de l'électronique de Téhéran, où l'effondrement de la monnaie locale a aggravé la précarité. Les commerçants, épuisés par la situation, ont fermé leurs boutiques pour exprimer leur mécontentement. Ce qui semblait être une contestation économique s'est rapidement transformé en une protestation politique lorsque des slogans anti-régime ont commencé à émerger.
Le mouvement s'est étendu à de nombreuses villes, atteignant même les universités. Le 29 décembre, une scène emblématique d'un homme à genoux face aux forces de l'ordre a fait le tour des réseaux sociaux, tout comme des images de violence à l'égard des manifestants. Les tensions se sont intensifiées, même des voix pacifiques, comme celle d'une femme affirmant : 'nous ne voulons pas changer le régime, juste des prix moins chers', se sont heurtées à la brutalité des autorités.
Alors qu'un discours conciliant du guide suprême, le 3 janvier, a laissé entrevoir une possible ouverture, la réalité a vite repris le dessus. Les forces de sécurité ont intensifié leur répression, qualifiant les manifestants d'émeutiers. Dans un contexte d'effroi, de nombreuses personnes ont reçu des avertissements de la part des gardiens de la révolution, les incitant à ne pas manifester.
Un témoin oculaire, Kevan Gafaiti, un professeur à Sciences Po, a récemment partagé son expérience : 'Chaque matin, sortir de chez soi, c'est croiser des scènes de désolation, du sang sur les pavés et entendre des balles résonner à quelques pas.' Les vidéos diffusées montrent des manifestations qui se sont intensifiées, des incendies ciblant des symboles du régime et un régime de plus en plus répressif.
Le 11 janvier, un tournant tragique a été franchi avec la diffusion d'images de corps alignés à l'extérieur d'un institut médico-légal, suscitant une indignation mondiale. Ces événements montrent à quel point le pays est désormais plongé dans une spirale de violence, alimentée par une colère profondément enracinée.
La communauté internationale observe avec anxiété une situation qui ne semble pas prête à se calmer. Les experts estiment qu'une réponse à long terme sera nécessaire pour appréhender l'ampleur de cette crise, et que la solidarité mondiale pourra jouer un rôle crucial dans l'issue de cette épreuve.







