Le tribunal de Saverne a récemment condamné huit militants du collectif écologiste "Extinction Rébellion" à une amende de 400 euros chacun. Cette décision, rendue le 15 janvier, résulte de tags réalisés en novembre sur un pont à Dorlisheim, où le message "Stocamine contamine" a été peint à la peinture blanche.
Lors du procès, qui a eu lieu en décembre, les militants ont reçu le soutien de nombreux sympathisants. Le parquet, qui a requis une peine bien plus sévère de trois mois de prison et 500 euros d'amende, a finalement vu sa demande atténuée, comme l'a rapporté France Bleu.
En plus du tag à Dorlisheim, les militants étaient également poursuivis pour un message inscrit sur un pont de Mommenheim, où il était écrit "Pollution air = AVC, cancer". Concernant ce dernier acte, ils ont été relaxés, selon les informations diffusées par le quotidien L'Alsace.
Les sanctions ont été critiquées par les avocats des activistes, qui ont souligné les 46 heures passées en garde à vue, mettant en avant l'importance de la liberté d'expression dans le cadre de la lutte contre la pollution. Des experts en droit de l'environnement estiment que de telles actions, bien que considérées comme des dégradations, soulèvent des questions cruciales sur la responsabilité des industriels envers le bien-être public.
Les militants d'Extinction Rébellion affirment que leur objectif est d'alerter l'opinion sur les dangers environnementaux liés à Stocamine, une ancienne maison de stockage de déchets dangereux, dont les conséquences continuent de faire débat dans l'Hexagone. La lutte pour un environnement sain s'intensifie, et les actions controversées comme celle-ci sont révélatrices des tensions croissantes entre écologistes et autorités.







