Le procès en appel du "meurtre de la Médoquine" a pris une tournure imprévisible à Périgueux. Ce mercredi 21 janvier, alors que les peines étaient annoncées, les familles des deux accusés ont fait irruption dans la salle d'audience, provoquant un véritable tumulte.
La tension était palpable dans la salle lorsque la présidente de la cour a rendu son verdict. Marouane Khaled a été condamné à treize ans de réclusion criminelle, une année supplémentaire par rapport à sa première condamnation. À cette annonce, des cris de désespoir ont retenti, et les membres de sa famille ont tenté d'exprimer leur colère face à la décision. Les proches de l'autre accusé, Damien Drozak, ont rapidement rejoint le mouvement, créant un désordre total.
La sécurité a dû intervenir pour restaurer le calme. Des agents étaient déjà présents, mais même avec un renfort, il a fallu plusieurs minutes pour maîtriser la situation. Les témoignages recueillis suggèrent que la frustration des familles était à son comble, démontrant les profondes émotions en jeu dans cette affaire, qui concerne un vol ayant mal tourné, entraînant la mort de Gary Pan Hung Kuet, un homme de 34 ans.
Un vol qui a mal tourné
Les deux accusés, Khaled et Drozak, font partie d'un groupe de sept personnes jugées en première instance pour un vol de cocaïne survenu en 2019. Ce vol tragique a causé la mort de la victime, abattue lors d'une bousculade qui avait mal tourné. Selon Le Parisien, le plan initial était de s'emparer d'un stock de drogue, mais la victime a riposté, ce qui a conduit à la fusillade fatale.
Les avocats de la défense continuent de clamer l'innocence de leurs clients. Marouane Khaled a maintenu sa position, affirmant n'avoir joué aucun rôle dans le crime. En revanche, Damien Drozak a vu sa peine maintenue à quatorze ans, comme en première instance. Il est clair que la tension autour de cette affaire ne fera que croître avec l'approche des prochaines audiences.
Le procès a mis en lumière la lutte entre la criminalité organisée et les forces de l'ordre, illustrant des enjeux sociaux plus larges. Des spécialistes en criminologie, comme l'expert Philippe Martin, soulignent l'importance de la prévention dans les quartiers sensibles, tout en appelant à une réponse judiciaire appropriée qui prenne en compte la gravité des crimes liés à la drogue.
La cour des appels doit maintenant se pencher sur ces violences en justice et s'interroger sur les débuts du traitement des affaires criminelles. Les réactions des familles, bien que compréhensibles, posent la question de la façon dont la société gère le chagrin et la colère face à des jugements difficiles.







