À l’approche de la rentrée 2025, une nouvelle matière facultative, l'éducation à la santé, fait l'objet de vives critiques dans le pays. Les opposants, notamment des groupes conservateurs et l'Église, ont déjà déclenché une campagne de dénigrement. Selon un récent rapport de Le Monde, environ 70 % des parents ont désinscrit leurs enfants.
« Pour certains, c’est une tentative d'introduire des idéologies critiques, comme celle du genre, dans nos écoles », a déclaré le président conservateur Karol Nawrocki. En désinscrivant son propre fils, il a mis en lumière la méfiance qui entoure cette matière, qui avance pourtant des thématiques cruciales comme la prévention des troubles alimentaires et la gestion de la pression sociale.
Angelika Rolla, enseignant de la matière, raz-le-bol des critiques qu’elle trouve infondées, explique que les cours abordent des sujets importants souvent négligés à la maison, comme la santé mentale et l'alimentation. Elle précise : « Nous traitons des sujets qu'il serait dangereux d'ignorer. »
La controverse ne se limite pas à des débats académiques. Des voix, comme celle d'Agnieszka Pawlik-Regulska, présidente de l'association Les enseignants pour la liberté, soulignent les dangers d'un enseignement jugé trop libéral. Elle affirme : « On enseigne une vision débridée du consentement sexuel sans ancrage moral. » La crainte d'une éducation qui manquerait de valeurs traditionnelles fait craindre une déformation des mentalités.
En parallèle, le gouvernement de Donald Tusk souhaite que l'éducation à la santé devienne obligatoire dès la rentrée prochaine, pour répondre à des enjeux sociétaux pressants. Les discussions autour de cette matière vont sans aucun doute continuer de provoquer des débats animés dans les mois à venir.







