La magistrate Magali Lafourcade a récemment fait des révélations étonnantes concernant une rencontre avec des émissaires américains, dans le cadre de ce qui semble être une manipulation potentielle du débat public en France. Les Etats-Unis, avec un intérêt croissant pour la politique française, se penchent sur l'avenir judiciaire de Marine Le Pen, comme l'a rapporté France 5.
Lors d'une émission, elle a partagé : "À la demande de l'ambassade américaine à Paris, j'ai rencontré deux émissaires de l'administration Trump." Ce type de visites diplomatiques n'est pas inhabituel, mais la tournure des discussions l'était : "Notre conversation s'est rapidement focalisée sur la situation pénale de Marine Le Pen, avec l'objectif de recueillir des informations susceptibles de valider une thèse de procès politique pour l'écarter des élections", a-t-elle expliqué.
Favoriser des changements de régime sur le Vieux Continent
"J'étais tellement surprise de cet échange", a avoué la magistrate. Elle a ensuite signalé les détails de cette rencontre au ministère des Affaires étrangères, qu'elle considère comme un devoir civique. Cet incident a eu lieu le 28 mai 2025. Les deux émissaires, Samuel Samson et Christopher Anderson, ont été envoyés par Trump pour explorer des voies visant des changements de régime en Europe, selon un article du Le Monde. Ces derniers ont également rencontré des membres du Rassemblement national, d'après un rapport de l’agence Reuters.
Des sanctions envisagées contre les juges ayant condamné Marine Le Pen
La direction de Reporters sans Frontières, qui a aussi été approchée, a été sceptique face à des comparaisons audacieuses entre la liberté d’expression en Europe et des régimes comme celui de la Corée du Nord. Comme le rapporte le magazine Der Spiegel, des sanctions contre les juges français ayant condamné Marine Le Pen en première instance ont été évoquées, ciblant potentiellement trois magistrats.
Des sanctions similaires avaient été appliquées à un juge brésilien ayant condamné Jair Bolsonaro, un proche allié de Trump, comprennant des interdictions de visas et des restrictions bancaires. Des juges de la Cour pénale internationale, y compris un Français, ont également été visés. Bien qu'éparpillés, ces éléments établissent un schéma potentiel d'interventions américaines dans les affaires judiciaires étrangères, indiquant une stratégie idéologique claire derrière ces actions.







