faire voler un drone près des opérations de l'ice, la police de l'immigration américaine, devient une tâche encore plus complexe. la Federal Aviation Administration (FAA) a récemment annoncé la création de zones d'exclusion aérienne mobiles autour des opérations de l'ice, spécifiant que toute incursion dans ces espaces serait considérée comme illégale.
selon 404 Media, ces zones s'étendent sur un périmètre d'au moins un kilomètre autour des installations de la Sécurité intérieure, avec une hauteur de restriction de plus de 300 mètres. cette initiative s'inscrit dans une série de réglementations existantes, similaires à celles qui protègent les bases militaires et d'autres installations stratégiques essentielles.
restreindre au maximum les images de l'ice
la décision de la FAA a suscité des critiques, certains la considérant comme une tentative de "criminaliser la captation" des interventions de l'ice, qui a été sous le feu des critiques pour ses missions controversées. suite à des incidents tragiques, comme la mort d'une femme lors d'une opération, les voix s'élèvent pour dénoncer l'opacité entourant ces actions.
la FAA précise que ces zones sont considérées comme un "espace aérien de défense nationale" et s'activent dès la présence d'un véhicule de l'ice à proximité. ceux qui enfreignent ces règles encourent des poursuites pénales et civiles. il est même prévu que des pilotes de drones puissent se voir retirer leur brevet si leurs opérations sont jugées menaçantes.
il est clair que ces zones visent à étouffer les témoignages visuels des interventions de l'ice, surtout lorsque des groupes communautaires se rassemblent pour protester et filmer ces actions. malgré tout, la FAA et le département de la Sécurité intérieure n'ont pas encore commenté cette réglementation, laissant planer le doute sur ses réelles motivations.
notons que ces zones d'exclusion n'entravent pas l'utilisation de drones par l'ice pour surveiller les manifestations, ce qui soulève encore plus de questions sur l'utilisation disproportionnée du pouvoir. cette interdiction trouve un écho dans les tentatives précédentes d'interdire certaines applications utilisées pour localiser les opérations de l'ice, comme l'application IceBlock.
la tension entre la nécessité de sécurité et les droits civils continue de poser des défis dans cette situation délicate.







