Ce samedi, une trentaine de victimes du dépôt-vente de camping-cars "Horizon Dordogne" se sont rassemblées à Coulounieix-Chamiers. Trois mois après les premiers dépôts de plainte, elles continuent d'attirer l'attention sur leur situation et expriment leur inquiétude face à la lenteur de l'enquête.
Chaque propriétaire présent a une histoire similaire. Ils ont confié leur véhicule au gérant de la société, mais après la vente, ils ont été laissés sans nouvelles et sans argent. Ce rassemblement a également servi de plateforme pour faire entendre leur voix, une équipe de M6 étant présente pour filmer un reportage qui sera diffusé dans l'émission Arnaques! de Julien Courbet, prévue dans les semaines à venir.
Des voix qui s'élèvent pour exiger des réponses
Gilberte, une des victimes, n'a toujours pas reçu les 23 000 € liés à la vente de son camping-car. Elle a même été proactive en aidant la police à localiser son véhicule, repéré en vente en ligne. "Nous avons fait un complément de dépôt de plainte avec les photos de l'annonce, mais je n’ai jamais eu de retour. Jamais personne ne m’a contactée", déplore-t-elle.
Pascal Vassi, organisateur du rassemblement, insiste sur l'importance de mettre un visage sur ces dossiers. "Nous voulons que les magistrats prennent conscience de notre réalité. Ces dossiers représentent des personnes, parfois âgées et en situation de vulnérabilité. Il est crucial qu'ils agissent rapidement", exhorte-t-il, tout en révélant qu'il n'a pas reçu les 24 000 € de la vente de son propre camping-car.
Dans ce climat d'inquiétude, l'avocat Marco de Sousa, représentant une partie des victimes, appelle à la patience : "Laissons faire les juges. Je comprends le désarroi, mais il faut avoir confiance en la justice. Un juge d'instruction a récemment été nommé et nous avons fait une demande de constitution de partie civile pour permettre à nos clients d'accéder au dossier", a-t-il précisé.
Alors que les victimes attendent des réponses claires et un avancement de l'enquête, leur détermination à se battre pour leurs droits reste intacte, faisant écho à un regain d'espoir au sein de cette communauté touchée par les événements tragiques du dépôt-vente Horizon Dordogne.







