Ce dimanche 25 janvier 2026, lors d’un marché pluvieux à Pontlieue, le sujet de l’élection municipale du Mans ne suscite guère l’enthousiasme. Pourtant, les quelques Manceaux interrogés affichent une volonté d’exprimer leurs attentes pour leur ville.
Claude, 83 ans, témoigne de son désenchantement face à la politique : À notre âge, la politique ne nous intéresse plus du tout. Qu’on vote ou pas, c’est pareil !
Toutefois, s’il devait voter, il se rangerait encore à la liste Le Foll. Socialiste.
Malgré ce pessimisme, Claude n’hésite pas à critiquer les initiatives du maire en place : Depuis mon enfance à la Cité des Pins, je vois notre quartier délaissé. L’état des trottoirs et des routes est pitoyable, et la vitesse des voitures est un réel problème. Quant aux fils électriques, c’est une véritable toile d’araignée ! Lors d’une réunion, on m’a dit : « On n’a pas d’argent pour ça. » Mais il semble qu’il y ait suffisamment de fonds pour d’autres projets.
Sa voix n’est pas unique. Les préoccupations des Manceaux gravitent autour de l’éducation, de la sécurité et de l’entretien des infrastructures. Ces thèmes rejoignent les analyses d’experts et de sociologues, qui notent une montée des inquiétudes concernant la qualité de vie dans les villes françaises, avec un accent particulier sur l’impact des politiques locales sur le quotidien des habitants.
De son côté, M. Dupont, jeune parent, partage son angoisse concernant l’éducation des jeunes. L’école représente notre avenir, mais je crains pour son financement et la qualité de l’enseignement,
souligne-t-il. L’éducation est un enjeu crucial, notamment dans un contexte où les collectivités cherchent à réduire les coûts tout en préservant les services essentiels.
En somme, cette ambiance morose sur le marché de Pontlieue témoigne d’un besoin urgent de réengagement des élus envers la population. Les Manceaux aspirent à des changements tangibles et attendent des élus qu’ils soient à l’écoute de leurs préoccupations réelles.







