La Charente fait face à des inondations dévastatrices. Voici les démarches à suivre pour les habitants souhaitant obtenir une indemnisation.
De nombreux résidents de Charente se retrouvent engloutis sous les eaux, comme l'indiquent nos confrères de La Charente Libre. La question cruciale de l’indemnisation se pose pour ces foyers touchés.
Avant toute démarche d'indemnisation, les experts recommandent de sécuriser les lieux et, si nécessaire, de couper l’électricité afin de prévenir toute aggravation des dégâts. Documenter les dommages avec des photos et un inventaire détaillé des biens endommagés est primordial. Ne jetez rien avant la visite d'un expert!
Attendez-vous à agir rapidement
Il est impératif de déclarer très rapidement le sinistre à votre assureur, même si votre commune n’a pas encore été reconnue en état de catastrophe naturelle. La garantie « catastrophes naturelles », souvent incluse dans les contrats multirisques habitation, ne pourra être invoquée qu’après la publication d’un arrêté au Journal officiel. Dès que l’arrêté est en vigueur, vous aurez 30 jours pour signaler le sinistre si cela n’a pas encore été fait.
Les dommages matériels liés aux bâtiments, au mobilier, aux véhicules (selon votre contrat), ainsi que les frais de nettoyage et d'études géotechniques seront couverts. En revanche, si un terrain est simplement gorgé d'eau sans dommages concrets, cela ne garantit pas une indemnisation.
Comprendre les délais et les recours possibles
Une fois votre dossier complet, l’assureur a généralement un mois pour mandater un expert. Une provision doit être versée dans les deux mois suivant l’évaluation des pertes, ou la publication de l’arrêté si elle est postérieure. Comme l’explique le ministère de l’Économie sur son site, l’indemnisation complète devrait se faire dans un délai de trois mois, mais des cas de dommages importants peuvent prolonger cette période.
En cas de désaccord sur l’indemnité proposée, les assureurs encouragent à demander une révision de l’évaluation, voire une contre-expertise. Le service réclamation peut également être saisi, tout comme le médiateur de l’assurance. En dernier recours, une action en justice est envisageable.
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