Un tribunal de Beauvais a condamné un homme de 40 ans à trois ans de prison ferme pour l'agression sexuelle d'une adolescente de 15 ans. Les actes se sont produits chez la victime dans un petit village près de Méru, dans l'Oise. Le prévenu, Anthony M., a été placé immédiatement en détention.
Lors de l'audience, il a tenté de se défendre en se qualifiant de "borderline", une affirmation jugée insuffisante par le tribunal. Le prévenu a craqué en entendant la sentence, témoignant d'un mélange d'émotions, dans une affaire qui a profondément marqué les acteurs du procès.
Les évènements remontent au 10 novembre 2021. Inès, à l'époque âgée de 15 ans, rentrait chez elle après une journée de cours et y a trouvé Anthony M. Ce dernier a présenté sa version des faits comme consensuelle, affirmant que l'adolescente était d'accord pour passer du temps ensemble, ce qui a été totalement contesté par la victime.
Des témoignages frappants
Lors de son témoignage, Inès a exprimé son traumatisme persistant, avouant être encore marquée par l'incident. "Je n'ai jamais eu d'attirance pour lui", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle était amoureuse d'un autre garçon à cette époque. C'est après que sa mère ait observé des comportements de harcèlement de la part d'Anthony M. que la plainte a été officiellement déposée.
Les messages envoyés par le prévenu à Inès sont troublants, comprenant des menaces explicites telles que "j'aurais dû te violer ce jour-là". Ce comportement a été interprété par les experts comme le signe d'une "intolérance à la frustration" accompagnée de traits de personnalité "borderline".
Antécédents criminels alarmants
Le casier judiciaire d'Anthony M. suscite de vives inquiétudes, comportant 18 mentions, dont plusieurs pour agressions sexuelles et proxénétisme. Selon Me Christelle Vast, l'avocate de la victime, "il suit toujours le même modus operandi", insistant sur la gravité de ses actes et leur impact sur des jeunes vulnérables.
La procureure a également souligné qu'Anthony M. se trouvait déjà sous surveillance judiciaire à l’époque des faits, ayant été récemment libéré après une autre condamnation pour agression sexuelle. Le risque qu'il représente pour d'autres jeunes est donc considérable.
Face aux charges graves qui pèsent sur lui, Anthony M. a persisté dans son déni, affirmant à plusieurs reprises qu'il n'était pas un "prédateur sexuel". La justice a imposé des mesures supplémentaires, interdisant au condamné d’exercer toute activité en contact avec des mineurs, et le fichant automatiquement comme auteur d’infractions sexuelles.







