Onze individus ont été appréhendés dans le cadre de l'enquête entourant la tragique disparition de Quentin Deranque. Parmi ces personnes se trouvent deux assistants parlementaires du député Insoumis Raphaël Arnault, incitant certains à demander sa démission.
Le mercredi 18 février, à Lyon, neuf personnes sont encore en garde à vue, suspectées d’avoir participé à la rixe et au lynchage de Quentin Deranque. Plusieurs vidéos montrent un individu vêtu d’un sweat blanc et d’un pantalon noir, infligeant des coups, tandis qu’un autre homme en khaki et une personne avec un sac en bandoulière se distinguent également dans ces séquences. Un homme portant une veste noire et blanche se trouve également parmi les suspects.
Alors que la foule se disperse, ces individus sont retrouvés non loin de l’endroit où Quentin Deranque s'est effondré. L’individu avec le sac en bandoulière passe par-dessus la victime, tandis qu’un autre, qui semble être le leader, appelle à s’enfuir. Jacques-Elie Favrot, ancien attaché parlementaire du député LFI, figure parmi les suspects et est accusé d’avoir porté des coups, accusation qu'il réfute par l’intermédiaire de son avocat.
"En aucun cas il ne s'agissait d'un guet-apens"
Bertrand Sayn, avocate de Jacques-Elie Favrot, s’est exprimé auprès de la presse : "Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, notamment sa présence sur les lieux de l'affrontement. Cependant, il nie avoir porté les coups fatals. Il explique qu’il ne s’agissait pas d’un guet-apens, mais d’une confrontation."
Deux autres personnes proches de Raphaël Arnault, Adrian B. et Robin C., sont également en garde à vue. Robin, qui est fiché S pour radicalisme, fait partie des anciens membres de La Jeune Garde, un mouvement antifasciste dissous récemment. Ces arrestations soulèvent des questions sur la responsabilité de chacun dans ce drame.
Dans la soirée du 18 février, la prolongation des gardes à vue s'est poursuivie, et les enquêteurs vont maintenant s'attacher à clarifier le rôle de chacun dans cette affaire.







