Une plainte a été déposée fin décembre par l'association anticorruption AC auprès de la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy, visant l'ancien directeur de cabinet du maire de Metz, François Grosdidier. Elle accuse Guillaume Godey, un des colistiers du maire, d'avoir effectué un pantouflage inapproprié après son départ du cabinet.
Cette affaire renvoie à un contexte judiciaire délicat pour la municipalité, puisque Guillaume Godey, enzème sur la liste de François Grosdidier, est actuellement directeur de l'université d'entreprises H2 Metz, impliquée dans un lucrative contrat sur des bus à hydrogène. Le parquet de Metz a confirmé l'ouverture d'une enquête pour favoritisme, dirigée par la brigade financière de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Nancy.
Le projet concerne un marché public attribué à H2 Metz, qui regroupe des actionnaires influents, notamment l'UEM et la société John Cockerill, dirigée par Bernard Serin, président du FC Metz. C'est exactement ce lien qui pose problème selon l'association AC, qui souligne que la nouvelle fonction de Godey pourrait présenter une incompatibilité avec ses anciennes responsabilités. D'après l'association, ce dernier avait bien une influence sur l'élaboration d'un look
"éco-système hydrogène" à Metz.
Une défense sans ambiguïté
En réponse aux accusations, Guillaume Godey affirme n’avoir joué aucun rôle décisionnel concernant le projet d'hydrogène. "Je n’ai été associé à aucune décision et ce dossier a été géré par la direction générale de l’Eurométropole", assure-t-il.
De son côté, le maire François Grosdidier appuie son ancien collaborateur, jugeant les soupçons sans fondement. "Mon collègue a indiqué avoir notifié son changement de fonction à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a validé cette transition. Cela fait partie d'une campagne électorale où les plaintes pleuvent", déclare-t-il, soulignant que ce phénomène n'est devenu qu'une banalité à l'approche des élections.







