Patria Albiges : le gouvernement à l'heure de la dissolution

Dissolution imminente de Patria Albiges ? Les tensions montent après des agressions violentes.
Patria Albiges : le gouvernement à l'heure de la dissolution
Le groupe Patria Albigès a été très actif à Albi notamment avec la distribution de tracts. © Radio France - SM

Le groupe d'extrême droite d'Albi, Patria Albiges, fait l'objet d'une procédure de dissolution initiée par le ministère de l'Intérieur. Plusieurs de ses membres ont été condamnés pour des actes de violence à l'encontre de citoyens.

Un avenir incertain pour Patria Albiges

Ce mardi 24 février, une réunion cruciale se déroulera à l'Élysée, convoquée par Emmanuel Macron. Celle-ci discutera de la situation du groupe d'ultradroite, suite à une demande de dissolution portée par des parlementaires du Tarn. À l'ordre du jour, le décès récent de Quentin Deranque, militant radical d'extrême droite, incarne la violence que le gouvernement souhaite combattre.

Les membres du gouvernement, incluant Laurent Nuñez (Intérieur) et Gérald Darmanin (Justice), participeront à cette rencontre pour évaluer "l'état des risques et des actions menées", souligne un proche du président. Emmanuel Macron a récemment indiqué que l'objectif est de passer en revue "les groupes d'action violente qui passent à l'acte, indépendamment de leurs affiliations politiques".

Le porte-parole de Patria Albigès a été condamné le 3 avril dernier à huit mois de prison avec sursis pour avoir agressé deux jeunes dans le Tarn, avec une interdiction de contact avec les victimes. En juin 2023, plusieurs membres du groupe ont été interpellés après avoir tenté de fermer un parc d'Albi, tous en rapport avec des affiches provocatrices sur le thème de l'immigration, quelques jours après une attaque à Annecy qui a coûté la vie à six personnes.

Par ailleurs, la Ligue des droits de l'homme a dénoncé des chants racistes lors de la fête de la musique à Albi, où le slogan "Ausländer raus", soit "les étrangers dehors", a été répété dans les rues du centre-ville.

La députée LFI du Tarn, Karen Erodi, a également plaidé pour la dissolution de Patria Albigès dès 2022, suite à une série d'agressions et de tags racistes. Depuis 2017, près de 49 groupes, tels que La Jeune garde et Lyon populaire, ont été dissous par le gouvernement. Les enjeux de sécurité et de cohésion sociale restent essentiels dans cette démarche préventive.

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