Pour la première fois, Léon XIV célèbre Pâques, une des plus grandes fêtes du christianisme, alors que les conflits au Moyen-Orient ternissent l'événement. Les fidèles, restreints dans leurs célébrations, sont affectés par la situation géopolitique actuelle.
Le pape américain présidera la messe de Pâques sur la place Saint-Pierre au Vatican à 08H30 GMT, suivie de sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi" à 10H00 GMT, un discours d'une importance particulière cette année.
Lors de la Vigile pascale, célébrée samedi soir dans la majestueuse basilique Saint-Pierre, l’écho des conflits du Moyen-Orient pesait lourdement sur la cérémonie, symbole traditionnel de la résurrection du Christ.
Dans son homélie, Léon XIV a plaidé pour "un monde nouveau, de paix et d’unité", dénonçant les injustices et divisions engendrées par la guerre. Ces appels ont été renforcés par des initiatives diplomatiques récentes, incluant une interpellation de Donald Trump pour trouver des solutions au conflit.
Alors que des villes comme Jérusalem, désertées et barricadées, souffrent des conséquences de la guerre, l'atmosphère de Pâques est particulièrement lourde. À Jérusalem, la basilique du Saint-Sépulcre, site de la résurrection, célèbre des offices à huis clos, imposant une séparation tragique entre le symbole de joie et la réalité actuelle de désespoir.
Jack Straw, un habitant de Jérusalem, a partagé son désarroi : "C'est la première fois que je vois un lieu saint totalement fermé. C'est triste de voir le Sépulcre vide, symbole de l'événement le plus important de l'histoire chrétienne".
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa a également ajouté son poids à ce climat de tristesse, évoquant un "silence presque absolu" perturbé uniquement par les bruits de la guerre.
Au Liban, les localités chrétiennes, prises entre les combats entre Israël et le Hezbollah, rendent Pâques encore plus tragique. Dans la ville de Debel, un responsable nommé Joseph Attieh a déclaré : "La situation est tragique. Les gens sont terrifiés". Malgré cela, les habitants prévoient de célébrer la messe de Pâques, affirmant leur foi en Dieu comme ultime espoir.
Des restrictions similaires sont observées à Dubaï et Damas, où les messes sont annulées ou limitées, alors que les tensions persistent.
À Rome, la mémoire du défunt pape François resurgit alors que Pâques approche. En 2025, il avait fait sa dernière apparition publique sur la place Saint-Pierre le dimanche de Pâques, quelques heures avant sa mort. Son successeur, Léon XIV, a apporté sa touche personnelle à la liturgie, ramenant des pratiques plus traditionnelles.







